Celui qui est guidé à l’islam par la lumière de sa raison jouit d’une honorabilité particulière auprès d’Allah. En effet, « la lumière de la raison est un prodige que Dieu n’accorde que pour les uniques de ses saints » comme l’a dit l’imam al-Ghazali dans al-Iqtisâd fî al-i‘tiqâd.

Parmi les enseignements du prêche de jumu’a :


من طلب السيادة هجر الوسادة

man talaba as-siyâda, hajara al-wisâda

Celui qui cherche la noblesse auprès d’Allah, abandonne le sommeil.

Louanges

Louanges à Celui dont l’Amour devance ses bien-aimés : Il les a loué pour ce dont Il les a gratifiés et a acheté d’eux ce qu’Il leur a donné.
سبحان ​من ​سبقت ​محبته ​لأحبابه؛ ​فمدحهم ​على ​ما ​وهب ​لهم، ​واشترى ​منهم ​ما ​أعطاهم »
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Ibn al-Jawzî : Sayd al-Khâtir, p.28.
الإمام ابن الجوزي: صيد الخاطر، ص.28.

Péchés de la main

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On compte parmi les péchés de la main, la mise à l’écrit de ce qui est illicite de prononcer.
مِنْ معاصي اليَدِ كتابةُ ما يَحْرُمُ النطقُ به.
 
L’imam Abu Hamid al-Ghazali [rahimahullah] disait :
 
« Étant donné que la plume est l‘une des deux langues, préserve-la donc, de ce qui est nécessaire d’en préserver la langue, notamment la calomnie. »
لأنَّ القَلَمَ أحَدُ اللسانينِ فاحْفَظْهُ عمَّا يجبُ حِفْظُ اللسانِ مِنْهُ مِنْ غِيبَةٍ وغيرِها

Ô fils de chien !!

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Certains se sont interrogés sur l’interdiction d’interpeller quelqu’un via sa qualité dans une certaine condition : à savoir le mépris, l’insulte ou le rabaissement. Cela s’applique sur la description de la croyance de la personne, de sa couleur, de son physique ou toute autre caractéristique le concernant.
Ce respect s’applique aussi envers les animaux, non pas par rapport à un droit de l’animal mais surtout de manière éducative.
L’éminent imam mujtahid, fondamentologue et théologien Taqiyy ad-Dîn as-Subkî nous donne une leçon très profonde, adressée en premier lieu à son fils l’imam Tâj ad-Dîn. Dans son ouvrage intitulé « at-Tarshîh », ce dernier a dit :
« Un jour j’étais dans l’avant-cour de notre maison avec un groupe lorsqu’un chien mouillé est passé. Il risquait de toucher nos habits(1) alors je l’ai grondé en disant : « Ô chien, Ô fils de chien ! »
Ainsi, le Shaykh, l’Imam(2), nous a entendus de l’intérieur. Lorsqu’il est sorti, il a dit :
« Pourquoi l’as-tu insulté ? »
J’ai répondu :
« Je n’ai dit que la vérité, n’est-ce pas un chien, fils d’un chien ? »
Puis il répondit :
« Il est ainsi, mais tu l’as dit en tant qu’insulte et mépris, on ne doit pas agir ainsi. »
J’ai dit alors :
« C’est un bienfait scientifique [fâ’ida] : une créature n’est pas appelée par ses caractéristiques si la possibilité de le mépriser n’est pas exclue. » »
Fin de citation.
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(1) Le chien est une impureté majeur. Le fait qu’il soit mouillé signifie qu’il rend les vêtements impures s’il les touche. C’est pourquoi l’imam Tâj ad-Dîn l’a grondé afin d’éviter qu’il touche ses vêtements.
(2) C’est-à-dire son père, l’imam mujtahid Taqiyy ad-Dîn as-Subkî.