Les musulmans savent ce qu’est l’islam. Ils attendent de la part des savants quelques conseils concernant l’état personnel de chacun d’eux dans leur recherche de l’apaisement spirituel et de la sérénité. Ils ne regardent pas ceux qui véhiculent des avis qui sont sans queue ni tête (non obligation du jeûne, non obligation de la Zakât) ; il faut dire que ces avis – qui posent la base de l’état d’esprit de ces hérétiques – sont amplement suffisants pour éloigner la majorité des musulmans de ces ignares !

Les musulmans sont invités à suivre les savants, ou à en devenir un, en étudiant auprès d’eux. Les savants qui peuvent être suivis sont ceux qui répondent à quatre critères :

– avoir la science ;
– appliquer la science ;
– avoir l’éthique islamique ;
– avoir étudier auprès des savants et à côtoyer les pieux !

Quant aux autodidactes, ils n’ont aucune légitimité en islam à parler des sciences islamiques. Si les autodidactes étaient légitimes à en parler, Allah n’aurait pas eu à envoyer des Messagers et des Prophètes !

Je vous conseille solennellement de vous écarter de ces gens-là. Ils seront ainsi naturellement oubliés : ne partagez pas leurs dires, ne les insultez pas (les insultes sont, en sus, illicites), ne débattez pas avec eux. Cela amplifie leur audience en leur faisant de la publicité gratuite.

Par exemple, un bavard et menteur a trop parlé il y a une dizaine d’année au point où il n’aurait laissé aucune ânerie sans la pondre. Ses vidéos ont remplis youtube. Il est devenu une star des médias de 2013 à 2017. Une fois qu’il eut épuisé tous les sujets, il fut jeté à la poubelle. Où est-il maintenant ? Personne n’en entend parler et tant mieux !

Bonne nuit ramadanesque (ou pas encore)

Statut des vaccins

J’ai reçu plusieurs questions sur la licéité des vaccins en Islam. Je détaille la réponse sur deux niveaux : juridique et médical.


1- Côté juridique :
Le vaccin dispose du même statut légal du médicament. Ainsi, le médicament peut être consommé même s’il contient dans sa composition des ingrédients impurs (alcool, produit animalier/humain …) et ce, par besoin, si nous ne disposons pas de substitut. En cas de présence de substitut, nous devons choisir le médicament pur. En ce qui concerne les vaccins, il semble que les pays ne donnent pas de choix sur le vaccin utilisé. Ainsi, nous pouvons prendre le vaccin par nécessité.
Nous rappelons que l’usage des médicaments – et de se soigner en général – est une recommandation et non une obligation !

2- Côté médical :
Les questions exposés au sujet de vaccin sont, majoritairement, malines. Certains nous veulent faire dire que le vaccin est licite ou illicite en ce qui concerne l’admission ou le refus médical des vaccins. En effet, cela constitue une certaine continuité du débat ravageant l’internet entre pro et anti-vaccination !
Sur ce sujet, nous, en tant que juristes, devons éclaircir que la règle est le suivie des experts, à savoir les médecins spécialisés dans la vaccination ! Cependant, il est possible que ces mêmes experts divergent entre eux, ce qui semble être le cas à propos des vaccins Covid-19.
En islam, la règle consiste à suivre les experts répondant à 4 critères :
Avoir la science ;
Avoir l’expérience pratique ;
Avoir l’éthique professionnel ;
Avoir étudier auprès des experts.
Quant tu as confiance en quelqu’un ayant ces critères, tu peux le suivre et tu n’es plus responsable des effets ou des nuisances qui en découlent !

Ainsi, tu peux suivre un médecin qui te conseille de ne pas te vacciner ou un autre qui te conseille de te vacciner. Cela ne nous concerne pas en tant que juristes.
Donc, ne nous mêlez pas dans des débats inutiles !

Baraka Allah fikom

Lis chaque livre dix fois, vingt fois, cent fois, jusqu’à ce que tu fusionnes avec le texte et que tu le comprennes comme son auteur

Lors d’un appel téléphonique, son éminence, savant interdisciplinaire, linguiste, juriste, muhaqqiq de l’école shâfiᶜite de notre époque, principologiste, logicien, philosophe, hakîm, maître éducateur, Shaykh Abû al-Hudâ al-Hakkârî m’a dit :

« Notre shaykh, le Mullâ Muhammad Salîm al-Isᶜirdî, m’a dit : « Lis chaque livre dix fois, vingt fois, cent fois, jusqu’à ce que tu fusionnes avec le texte et que tu le comprennes comme son auteur »… Nous devons étudier ainsi mais nous sommes ignorants, sidi ».

Il fit cette remarque alors qu’il mémorise par cœur des centaines de recueils détaillés (notamment ceux comprenant les grands commentaires et les hawâshî [gloses]), de fiqh, de usul, de toutes les sciences de la langue, de mantiq, de hikma et ce, en différentes langues (arabe, persane, turque et kurde), dont certains sont toujours en format manuscrit !

Que devrons nous dire nous les vrais ignorants avec notre bagage ridicule ?
Nous devons suivre le chemin qui les a amené aux hauts degrés de la science.
L’étude ne consiste pas à lire beaucoup mais plutôt, à lire correctement.
Lire trop produit un ignorant cultivé mais lire peu, avec concentration et étude, produit un savant.

Echelle d’apprentissage de fiqh hanafi

L’échelle d’apprentissage de fiqh hanafi selon nos shuyukh à Damas :

1- Nûr al-îdâh de l’imam al-Shurunbulâlî.
2- al-Lubâb sharh al-Kitâb de Ghunaymi qui a commenté le kitâb de qudûrî.
3- al-Ikhtiyâr de Mawsilî, commentaire de son propre épître al-Mukhtâr.
4- al-Hidâya sharh al-bidâya.

Wallah aᶜlam,

Les sciences étudiant la vie du Prophète ﷺ

Aux premiers siècles de l’islam, l’étude de la vie du prophète ﷺ faisait l’objet de cinq sciences représentées par les livres portant leurs titres :

Sira : C’est la science qui retrace les événements majeurs dans la vie du prophète ﷺ afin d’en extraire les règles juridiques relatives aux droits de la grande imâma (droits constitutionnel et administratif), des siyar et maghâzî (droit international) et de façon plus secondaire, les règles fiqh relevant d’autres disciplines juridiques.

Shamâ’il : C’est la science qui retrace le comportement du prophète ﷺ dans sa vie, ses habitudes, sa vie au quotidien. C’est la science adressée à l’ensemble des musulmans pour leur présenter le modèle de la vie du prophète ﷺ dans son quotidien.

Dalâ’il : C’est la science qui étudie les preuves de la prophétie du prophète ﷺ.

Faḍâ’il : C’est la science qui étudie les mérites du prophète ﷺ.

Khasâ’is : C’est la science qui étudie les règles particulières propres au prophète ﷺ.

Avec le temps, les sciences se sont ramifiées, un grand nombre de disciplines sont apparues au sein de cette classification générale. De plus, certains ouvrages se sont permis d’adopter une méthodologie combinant les différentes sciences précitées.

De nos jours, les musulmans ont perdu la boussole, ils veulent apprendre la vie du prophète ﷺ dans son quotidien en se dirigeant vers la discipline qui ne traite pas de sa vie ﷺ !