Décès du Dr. Diaby Bakeba

Innâ lillâh wa-innâ ilayhi râjiᶜûn

Je viens d’apprendre le décès de notre cher frère Dr. Diaby Bakeba rahimahu Allah, décédé au Guinée, il sera enterré vendredi 22 octobre inchalla

Intellectuel, savant traditionnaliste et polyglotte, il tenait le drapeau de la daᶜwa et de l’enseignement de l’islam. Nous voulons développer ensemble des projets d’enseignement et de formation mais les circonstances ne nous ont pas permis de le faire ! Perdre des personnes importantes, instruites et agréables est une perte significative surtout quand elles sont l’espoir d’une future élite qui prend les choses en main pour transmettre les enseignements traditionnels aux nouvelles générations.

Je me rappelle nos rencontres ensemble vers 2014/2015, il m’a raconté ses voyages scientifique pour étudier au Shâm Sharîf. C’était des rencontres peu nombreuses certes, mais bien marquantes pour nous deux. Nous avons pu rester en contact depuis, avec l’espoir de rencontres futures, chose non réalisée et désormais impossible dans ce bas monde.

Innâ li-llâh wa-innâ ilayhi râjiᶜûn

Hier matin, nous avons perdu l’éminent savant et éducateur, le shaykh ᶜAbd al-Qâdir Quwaydir al-Maydânî al-Dimashqî. Il comptait parmi les grands disciples de l’éminent savant damascène, le grand éducateur, le shaykh ᶜAbd al-Karîm al-Rifâᶜî (1973).
Avec plusieurs disciples de ce dernier, comme le shaykh Fâyiz al-ᶜAjlûnî, le shaykh Naᶜîm ᶜAraqsîsî ou encore le shaykh Nadhîr Maktabî, il gérait une grande activité de daᶜwa dans la société de l’époque. Durant les années soixante-dix, il était l’imam de la mosquée al-Qusûr, à Damas, où il tenait un célèbre majlis hebdomadaire chaque lundi, dit le majlis al-ithnayn.
Parmi les anecdotes de sa vie, certains de ses disciples rapportent qu’il louait une maison dans le quartier al-ᶜAdawî à Damas ; le propriétaire lui demanda de rendre la maison pour raison personnelle. Le shaykh l’a alors nettoyée et réparé tout ce qui avait besoin d’être réparé. Il l’a ainsi rendu dans un meilleur état que celui dans lequel elle était lorsqu’il en devînt le locataire.
Lorsque le régime syrien adopta des lois anti-islamiques, notamment en 1982/1402H (interdiction du voile dans les écoles et les universités), il délivra un puissant prêche dans le quartier al-Maydân. Puis, il prit la parole, après la prière du vendredi, critiquant les lois en question et appelant les gens à ne pas rester silencieux face à la violation des lois d’Allâh. Ainsi, les gens sortirent dans la rue faire de grandes manifestations contre les décisions gouvernementales. Le shaykh fut donc emprisonné et il reçut un prodige dont il ignore lui-même les détails. Certains le kidnappèrent du centre de détention et le libérèrent à la frontière jordanienne.
Il s’installa alors à ᶜAmmân où il appliqua, dès son arrivée, les fonctions d’imam à la mosquée al-Fayhâ’. À ᶜAmmân, il tenait notamment un majlis hebdomadaire chaque jeudi matin, regroupant des étudiants et l’élite de la société jordanienne. À la fin des années quatre-vingt-dix, le régime syrien accorda une amnistie générale, le shaykh visita donc Damas et ses enfants qui étudiaient à Maᶜhad al-Fath.

Toutes nos condoléances à sa famille, ses disciples et l’ensemble des gens de science et des musulmans.

Décès de l’éminent économiste Rafîq Yûnus al-Misrî

Innâ li-llâh wa-innâ ilayhi râjiᶜûn,
En cette nuit bénie du jour de ᶜArafât, nous avons perdu un des plus grands économistes musulmans et théoriciens de l’économie islamique de l’époque moderne. Qu’Allah accorde Sa Miséricorde à notre professeur l’éminent économiste et chercheur Pr. Rafîq Yûnus al-Misrî, décédé à Damas après une longue vie dédiée à l’enseignement et la rédaction. Il nous a laissé un immense héritage scientifique de référence, comprenant soixante-dix livres et traductions et des centaines d’articles et de recherches.Il était caractérisé par ses critiques farouches envers les dérives de la pratique bancaire et financière islamique.
Qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde et pardonne ses péchés.

Innâ li-llâh wa-innâ ilayhi râjiᶜûn
Aujourd’hui, notre umma a perdu l’éminent savant, le juge Muhammad bin Ismâᶜîl al-ᶜImrânî, décédé ce matin à 2h:30 à un âge dépassant la centaine. Par son décès, la ‘Umma perd un degré dans la narration de la science par les chaînes de transmission yéménites et une grande référence en fiqh shâfiᶜî et en usûl.La prière mortuaire sera accomplie à la mosquée al-Zubayrî à Sanaa.
Qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde,

Innâ lillâh wa-innâ ilayhi râjiᶜûn

Aujourd’hui, notre umma a perdu une énorme tête, une sommité en littérature, en poésie, en langue arabe, en théologie discursive et en éducation spirituelle terminologique !

Cette perte est une perte inégalable. C’est l’évaporation d’un espoir en un futur brillant ; l’absence d’un esprit persévérant, doté d’une éloquence remarquable et un immense vide laissé par ce penseur qui se faisait l’écho des plus grands !

En ce dernier vendredi de Ramadân, soit le 25, de l’an1442H, nous avons perdu le dr. Usâma Shafîᶜ al-Sayyid, traducteur chevronné, littéraire hors norme, doté d’une plume exceptionnelle et professeur à la célèbre Dâr al-ᶜUlûm, au Caire. Il est le fils de l’éminent savant Shafîᶜ al-Sayyid, membre de l’académie de la langue arabe, au Caire.

Je l’ai connu sur les réseaux sociaux avant de lire ses livres et traductions. J’ai vu un grand littéraire, un éminent savant et surtout un pieux et humble homme.

Ses traductions des œuvres de Guénon abrogent les traductions précédentes.

Sa traduction magistrale de l’ouvrage collectif «Oxford Handbook of Islamic Theology» lui a valu le prix Hamad. Cette traduction exceptionnelle se caractérise par l’éloquence, la fluidité et la réflexion profonde qu’il a eu sur le sujet. Il y a dévoilé beaucoup d’usurpations et d’illusions que les orientalistes avaient écrit dans ce livre. Il est retourné vers les textes arabes pour mentionner les citations originelles, sans se limiter à les traduire via l’anglais, ce qui a permis de démontrer les incohérences entre les dires des auteurs et ce, dans plusieurs chapitres !

Ses recherches se caractérisent par la liaison entre le monde savant islamique et le monde orientaliste.

Je disais souvent qu’un jour je dirai : « Le plus grand littéraire de notre époque est Usâma Shafîᶜ ! »

Qu’Allah t’accorde le plus haut degré et permette à la umma de bénéficier de tes œuvres et tes traductions !