Cireur des chaussures

Par Allah, je connais un shaykh damascène qui a passé la moitié de sa vie à servir et enseigner à des étudiants turc et de différentes nationalités pour le service d’Allah (gratuitement). Durant ces années difficiles, il réside en Turquie. Personne n’ a demandé de ses nouvelles parmi ses étudiants et ceux qu’il a aidé en Syrie. Il s’est vu forcé de travailler comme cireur de chaussures sur les trottoirs.

La hawla wala quwwata ‘illa billah.

La raison est peut-être , que lorsqu’on lui demandait de ses nouvelles, il répondait al-hamdulillah (louanges à Allah). On regarde son élégance et la beauté de son apparence dans la mosquée et on croit donc qu’il est en bonne situation.

Texte de Shaykh Muhammad Wâel Hanbali.

Place d’Ibn Taymiya dans l’école Hanbalite

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Nous remarquons que certains considèrent Ibn Taymiya comme un imam mujtahid, d’autre le considèrent comme un mujaddid de son école ou de son époque. Le pire ce sont ceux qui le prennent comme la seule référence scientifique, comme s’il était le seul savant de son époque et que les autres étaient des mouches ! Ce dernier point de vue sera étudié dans une autre publication.
L’imam Ibn Taymiya s’affiliait à l’école hanbalite et était bien fidèle à l’école dans la globalité de sa pensée juridique. Nous pouvons résumer la place de ses avis dans l’école comme suit :
Les ikhtiyârât (choix personnels) d’Ibn Taymiya, à savoir les cas juridiques ou les fondements qu’il adoptait différemment de ce qui est admis dans l’école.
Les tahqiqât d’Ibn Taymiya, à savoir les avis qu’il considérait les plus probants parmi les divergences dans l’école, étaient bien pris en considération par les muhaqqiqin de l’école.
Les takhrijat d’Ibn Taymiya, à savoir les avis qu’il établissait en se basant sur les fondements de l’école, étaient bien retenus par les muhaqqiqin de l’école.

Ses tahqiqat arrivent au quatrième rang après celles d’Ibn Qudâma, d’Ibn ᶜAqîl et d’Ibn Taymiya le grand-père.

Notons que cela ne contredit pas son hanbalisme vu que ces usuls-là sont secondaires mais ont des conséquences sur un grand nombre de cas juridiques. En fait, nous remarquons qu’Ibn Taymiya divergeait de l’imam Ahmad notamment sur deux fondements : Les intérêts non-définis (masâlih mursala) et la fermeture des causes (sadd al-dharâ’iᶜ) : l’imam Ahmad a restreint ces deux fondements tandis qu’Ibn Taymiya les a élargis. Le hadith faible : l’imam Ahmad a élargi l’application du hadith faible tandis qu’Ibn Taymiya l’a restreint.

Wallah a’lam,

Décès du shaykh ᶜAbdul-Karîm al-Hamzâwî, Naqîb al-Ashrâf de Damas,

Iinnâ lillâh wa’innâ ilayhi râji’ûn,

C’est avec le plus profond regret et tristesse que j’annonce au monde musulman le décès du descendant de la Noble Maison Prophétique, notre shaykh et le shaykh de nos shuyûkh, l’éminent savant, le ‘allâma, le shaykh ᶜAbdul-Karîm al-Hamzâwî, Naqîb al-Ashrâf de Damas, qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde, et ce, la nuit du samedi 29 Muharram 1441H, soit le 28 septembre 2019.

Né à Damas en 1927 environ, il était le collègue des grandes sommités et éminents savants référents du monde musulman shaykh Wahbah al-Zuhaylî et du shaykh Nûru-d-Dîn al-ᶜItr, il était titulaire d’une licence de la faculté de Fondements de la Religion d’al-Azhar en Égypte et d’un autre diplôme de langue arabe. Il a étudié auprès des savants d’Égypte et de Damas.
Parmi ses shuyukh : son père Muhammad Husayn, Naqîb al-Ashrâf Muhammad Saᶜîd al-Hamzâwî, Mahmûd al-Rankûsî, shaykh Hasan Habannaka, ᶜAbdu-r-Razzâq al-Humsî, Kutfî al-Fayyûmî, ᶜAbdu-l-Halîm Mahmûd, Mahmûd Shaltût …
Puis, il est retourné à Damas pour y enseigner l’éducation islamique dans les écoles, collèges et lycées lorsqu’il a vu l’état des nouvelles générations. Il a pris son enseignement comme un moyen d’appel à l’islam et de réparation de la société. Il était chargé de prononcer les prêches dans la mosquées al-Mawlawiyya, rue al-Nasr à Damas pour des longues années.
Il enseignait également les sciences islamiques dans les instituts islamiques damascènes.

Il était également directeur de l’institut de secours des étudiants des sciences islamiques (معهد إسعاف طلاب العلوم الإسلامية), de l’école Wiqâyat al-abnâ’ (وقاية الأبناء) qui dépendait de la fameuse association al-Gharrâ’.
Allah l’a éprouvé par la perte de ses enfants, il a patienté avec son épouse, la pieuse, la croyante, et ont compté cela auprès Allah. Ainsi, Allah les a honoré et béni par une filiation pieuse et savante. Ses deux enfants shaykh Bassâm et shaykh Muhammad sont devenus des références de notre époque.

Il est devenu Naqîb al-Ashrâf (le bâtonnier de l’Ordre des Ashrâf) après son frère Muhammad Fâ’iz, puis il a confié cette mission à son fils, dr. Bassâm. Les familles des descendants de Ahl al-Bayt venaient chez lui pour certifier leurs arbres généalogique car il était le responsable de la certification de ces arbres et porteur du tampon de l’Ordre.

Il transmettait la science d’après ses ascendants savants et ashrâf et transmettait les ouvrages par des chaînes de transmission musalsala par les savants de Âl al-Bayt.

Il était très sage, avait un long silence, ne parlait que du bien, rappelait par Allah par sa langue et par son état, et une refuge pour les gens qu’il conseille et soutienne malgré son âge avancé et sa faible santé.

Il a invoqué à Allah pour la guidance et la facilité de son fils, notre shaykh Bassâm ᶜAbdul-Karîm al-Hamzâwî qui est devenu un des serviteurs et porteurs de la science de hadîth et un de ses transmetteur et diffuseur dans le monde. Il est l’enseignant du hadith sous le dôme al-Nisr à la Mosquée Omeyyade. Il l’a succédé dans les missions de Naqâbatu al-Ashrâf à Damas. Il a combiné l’honneur de la science et l’honneur de la descendance prophétique. Qu’Allah nous bénéficie par les gens de la maison prophétique amin amin

Qu’Allah honore sa famille par la patience et la satisfaction et qu’Il les rétribue de la meilleure des façons.
Qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde et élève son degré auprès de Lui.
Amin Amin.

Photo du shaykh et à sa droit shaykh Ayman Suwayd qu’Allah le préserve.

C’est avec le plus profond regret et tristesse que j’annonce au monde musulman le décès de l’éminent savant, le ‘allâma, le génie, le reste des salaf et la merveille des khalaf, le shaykh Muhammad Sa’îd Tantâwî al-Dimashqî al-‘Uqaybî, le frère du shaykh ‘Alî al-Tantâwî qu’Allah leur accorde, tous deux, Sa Miséricorde.

Il est décédé aujourd’hui, vers dhohr, le mardi 25 Muharram 1441H, soit le 24 septembre 2019. Allah m’a honoré de le côtoyer, de le servir et de dormir chez lui, et ce, depuis l’an 1420H. J’ai regroupé de ses situations et de ses états spirituels beaucoup d’anecdotes et de narrations exceptionnelles.

Il est parmi les plus merveilleuses personnes que j’ai rencontré durant ma vie de part sa mémorisation et son ascétisme.

Je ne dis que ce qui satisfait à Allah, innâ lillâh wa’innâ ilayhi râji’ûn. Qu’allah lui accorde Sa Miséricorde et Son Paradis.

Texte écrit par notre shaykh, le musnid, le voyageur pour la science, l’ascète, le mujâhid Muhammad Wâ’il al-Hanbalî al-Dimashqî qu’Allah le préserve par Sa Protection.

Inna lillah wa inna ilayhi râji’ûn
Aujourd’hui, notre chère soeur Valeria-Iman Porokhova, la traductrice du Coran en Russe.

Qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde