Illustration d’un canon dans un ancien manuscrit

Photo d’un manuscrit important, illustrant un canon, le manuscrit porte sur les modes de fabrications, d’usage et d’entretien des canons, rédigé par le fameux ar-Rayyâsh bin Ghânim al-Andalusî (décédé 1048H).

Le livre est intitulé :
al-’izz war-rif‘a wal-manâfi‘ lil-mujâhidin fî sabili Allahi bil-madâfi‘
(La gloire et les intérêts pour les mujahidîn dans la Voie d’Allah par les canons).

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par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Une photo de National Geographic et une peinture d’un manuscrit intitulé : ‘Ajâ’ib al-makhlûqât wa-gharâ’ib al-mawjûdât, de Abu Abdallah bin Zakaraiyya al-Qazwînî (605-682).

 

Le texte dans le manuscrit peut être traduit en français comme suit :

[…] Ne dépassant pas la porte de son terrier, et ne s’occupant pas d’autres choses ramenées à lui par Son Pourvoyeur et le Pourvoyeur des créatures autres que lui. Qu’est ce qui est plus étonnant qu’un oiseau qui n’a comme subsistance que le fait de nettoyer entre les dents du crocodile. Cela est donc sa nourriture et un soulagement pour le crocodile.

 

 

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par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Comment savoir si une chose est valide ou non ?

L’imam ar-Râzî dit :
« La véracité de quelques parties de l’essence d’une chose ne signifie pas sa véracité. Par contre, le vice d’une de ses parties suffit pour établir son vice.
Par exemple, la mécréance n’est pas vicieuse pour la possibilité de sa réalisation, ni pour le fait qu’il est ‘arad (qualificatif ou état instable et changeable), ni pour le fait qu’il est une croyance. Cependant, elle est vicieuse car elle est une croyance contradictoire à la vérité. En réalité, cette condition impliquant le vice est suffisante toute seule pour juger la mécréance de vicieuse. La véracité des autres conditions ne prouvent aucunement sa véracité. »

« صِحَّة بعضِ أجزاء الماهية لا يَدلُّ على صِحّتِها ، وأما فسادُ أحدِ أجزاء الماهية فإنه يَكفي في فسادها.
فمثلا الكُفر لا يَقبُح لكونه ممكنا، ولا لكونه عرَضا، ولا لكونه اعتقادا، وإنما قبُح بخصوص كونه اعتقادا مخالفا للحق، فهذا القيدُ الواحد الموجِب للقُبح كافٍ في الحكم عليه بالقُبح، وحُسن سائرِ القيود لا يدل على حُسنِه. »
La compréhension de ces normes est indispensable pour avoir une pensée saine, une analyse pertinente et une rédaction scientifique.

Wallah a’lam

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Règles du sacrifice rituel (udhiya)

1) L’Udhiya (le sacrifice rituel lors de la fête al-Adha) est une Sunna Mu’akkada (hautement recommandée), et il est détestable de la délaisser pour celui qui en a la capacité.
 
2) Seul le bétail peut être sacrifié : Un camélidé (chameau – chamelle), un bovin (vache – buffle…), un ovin (mouton – brebis), un caprin (chèvre – bouc).
 
3) Il est nécessaire que l’animal dépasse l’âge spécifié : 5 ans pour le camélidé, 2 ans pour les bovin et ovin, et 1 an pour le caprin.
 
4) La période durant laquelle on sacrifie l’animal commence lorsque la prière de l’Aïd se termine – le sacrifice est meilleur s’il est accompli après la Khutba – puis le reste du jour de l’Aïd et aussi les trois jours qui suivent l’Aïd (nommés les jours de Tashrîq).
 
5) Un mouton suffit pour un homme et sa famille (ceux qui dépendent financièrement de lui). Un chameau ou une vache suffit pour un maximum de sept personnes, pas plus.
 
6) Il est Sunna d’en manger une part, de donner une part en aumône et d’ offrir une part en cadeau. Le mieux est de manger quelques bouchées et de donner la quasi-totalité aux pauvres. Il est possible de mandater quelqu’un pour sacrifier pour nous, comme dans un pays étranger par exemple.
Cependant, si l’on consomme tout, sans en donner en aumône, il ne s’agit plus d’un sacrifice.
 
7) Il faut donner au pauvre la propriété de la viande, il faut la lui donner crue. Il n’est pas valide pour vous de cuire la viande et de l’inviter à manger avec vous.
 
8 ) Dans le madhhab il est recommandé à celui qui veut accomplir l’Udhiya (celui qui sacrifie) de ne pas enlever n’importe quel cheveux (poil) de son corps ou de se couper les ongles lorsque les 10 jours sont entrés. Celui qui le fait a délaissé une Sunna, mais son sacrifice reste valide.
 
Wallah a’lam
par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Décès de l’imam an-Nawawî

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Chaque fois que je lis le récit de l’imam Ibn al-ᶜAttâr (le grand disciple de l’imam an-Nawawî) sur le décès de l’imam an-Nawawî, je sens que j’étais avec eux, que j’ai accompagné l’imam Ibn al-ᶜAttâr dans sa visite auprès de l’imam voire même que j’ai fait son rêve avec lui et que j’ai témoigné des prodiges de l’imam an-Nawawî.
 
C’est pourquoi je résume ci-dessous cette anecdote :
 
Lorsqu’il eut appris la maladie de l’imam, Ibn al-ᶜAttâr lui rendit visite à Nawâ, puis revint à Damas le samedi 20 rajab 676, suite à la demande de l’imam.
Le mercredi, nuit de jeudi, l’imam an-Nawawî mourut à Nawâ dans la maison de son père. Cette nuit-là, l’imam Ibn al-ᶜAttâr vit en rêve un homme appeler, durant une prière de vendredi, de la sudda (la terrasse à l’étage) de la grande mosquée omeyyade : « [Venez à] la prière sur le shaykh Rukn ad-Dîn (le pilier de la religion), le signataire* », les gens se mirent à gémir en entendant cet appel, puis il se réveilla.
Le jeudi soir, la nouvelle parvint à Damas. Les gens furent appelés à prier sur lui la prière mortuaire de l’absent après la prière de vendredi. Cela fut une période de tristesse inoubliable. Le regret et la tristesse pour sa perte ont perduré à Damas pendant plus d’une année.
*c’est à dire le signataire au nom d’Allah par ses fatâwâ.
par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé