L’école Hamidiyya de Pékin

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En mémoire du centenaire de la mort du sultan Abdelhamid II, nous nous rappelons de ses efforts pour réunir les musulmans du monde entier sous l’Union Islamique.
Parmi ses grandes initiatives dans le but de réaliser ce noble projet, le calife Abdelhamid II a financé la construction d’une université islamique à Pekin.
Elle fut nommée : « Dâr al-‘ulûm al-Hamîdiyya ». Sa construction fut achevée en 1908. Elle possédait une bibliothèque contenant des centaines d’ouvrages des différentes sciences islamiques portées à Pekin par des grands savants et professeurs qui y ont enseigné pendant de longues années. Ce projet a réussi à unifier la minorité musulmane en Chine.
Après cette initiative, le nombre de mosquées érigées en Chine s’est vu augmenter, l’apprentissage des sciences également.
Les liens entre les musulmans chinois et les autres contrées musulmanes se sont consolidés. L’historien turque Mustafa Armân a ainsi rapporté la confusion d’un diplomate français qui considérait l’initiative ottomane étrange en disant : « Malgré les longues distances séparant la Chine des Ottomans et le déclin de l’Empire Ottoman, voici le drapeau Ottoman qui flotte devant cet édifice, et les musulmans chinois qui se réunissent derrière cet établissement qui les a unifiés pour une très courte durée. »
دار العلوم الحميدية في بيكين
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par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Le saint

Le saint n’est pas celui qui est complet en soi, mais celui qui complète autrui. Ni celui qui n’a plus peur en soi, mais celui qui ôte la peur chez autrui.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Le Shaykh Ahmad Al-Shâmî et le voleur

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Le Shaykh Ahmad Al-Shâmî était le Mufti Hanbali de Dûma, une ville située à la périphérie de Damas, bastion de l’école hanbalite du Levant. Un jour, un voleur est entré dans la maison du shaykh et a commencé à voler son argent, alors le shaykh a dit : « S’il vous plaît, ne prenez pas cela ! C’est une amâna [dépôt de confiance] de quelqu’un d’autre et je dois le lui rendre bientôt. Je ne veux pas lui briser le cœur. Prenez mes biens à la place ! » Et il lui donna ses propres biens.
 
Le voleur a pris l’argent et a supposé que le shaykh ne le connaissait pas. Le lendemain matin, le shaykh frappa à la porte de ce voleur, les larmes aux yeux, et avec de l’argent dans les mains. Quand le voleur lui ouvrit la porte, le shaykh lui donna l’argent et dit : « Pardonnez-moi au Jour du Jugement ! Vous étiez un homme subissant la pauvreté donc vous avez été forcé de me voler. Si j’étais un vrai croyant, je ne vous aurais jamais permis d’atteindre un tel désespoir. »
 
Quand le voleur eut entendu ces paroles d’une miséricorde indescriptible, il en fut estomaqué. Il fondit aussitôt en larmes, embrassa le shaykh, fit son repentir, fut parmi les justes et devint son disciple. Ces gens sont les héritiers du Prophète salla Allah ‘alayhi wa sallam. Ces gens sont l’incarnation du tasawwuf. Ces gens sont des lumières dans les ténèbres, et des diamants parmi les pierres.
par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Al-Ghazâlî dit :

Ô mon fils ! Veille à ce que le zèle soit le lot de ton esprit, que la défaite soit le lot de ton égo et que la mort soit le lot de ton corps. La tombe est en réalité ta demeure et ses habitants attendent à chaque instant le moment où tu les rejoindras. Gare à toi ! Garde-toi de les rejoindre sans provision.

Lettre au disciple.

Image : Mosquée Bleue, Istanbul.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

La réforme des sciences de la narration et des chaînes de transmission

Les sciences islamiques ne doivent pas être laissées sans rénovation ni réforme. Chaque époque doit connaître ses réformateurs. Mais faites attention, la réforme visée ici ne signifie pas délaisser l’ancienne science pour en créer une nouvelle, car ceci s’appelle destruction et sabotage.

Les rénovateurs que nous recherchons sont des spécialistes dans les sciences religieuses, qui ont eu leur maîtrise puis qui se sont concentrés sur le traitement de ce qui rend service à l’Islam, aux musulmans et au monde, en recherchant des solutions pour les nouvelles problématiques, et en appliquant les règles juridiques sur les nouvelles circonstances contemporaines.

Ainsi, je parle de cet ouvrage, que j’ai reçu il y a quelques heures. Il me semble être un exemple brillant de la réforme dans les sciences de la narration et des chaînes de transmission. Il est intitulé : « Sciences de la narration du Hadîth », rédigé par le Docteur Umar Nashûqâtî, que Dieu le préserve.

L’origine de cet ouvrage est la thèse de doctorat de l’auteur, ayant reçu la mention Excellent.

L’auteur a commencé son ouvrage par l’explication des terminologies de la science de la narration avec des expressions simplifiées. Il a établi leurs catégories légales, puis a exposé leur évolution historique. Puis, il a analysé et justifié les fondements du nouveau cas apparu à notre époque : « Entendre le hadîth via les nouveaux moyens de communication ».

J’ai préféré transmettre ici son résumé au regard de son importance :
1- La transmission du hadîth via les nouveaux moyens de communication (tels que le téléphone, le microphone, la radio, la télévision, les moyens de communication via internet) est valide lorsque la transmission est en direct (LIVE) en respectant deux conditions :

  • S’assurer de l’identité du shaykh qui enseigne.
  • Mentionner explicitement la situation de cette transmission lors de la transmission à un autre narrateur. Le narrateur doit donc dire : « Tel savant m’a rapporté cela par téléphone. »

2- La transmission du hadîth est invalide par les moyens d’enregistrement qui captent le son et le préserve, en permettant d’entendre le hadîth après le majlis.

Ce qui est entendu dans un enregistrement vocal pourra être considéré comme étant une wijâda. Il est donc possible de transmettre cela en tant qu’information, pas plus. Cela concerne la science de la narration et des chaînes de transmission. Cependant, l’apprentissage scientifique et l’acquisition de la science à travers un enregistrement sont parfaitement autorisés et ne posent aucun souci.

Enfin, je conseille chaque frère intéressé par ces sciences de consulter cet ouvrage qui m’a réellement semblé être un livre débordant de sciences. Si c’était à moi de le nommer, je l’aurais appelé : « La réforme des sciences de la narration et des chaînes de transmission ».

Je prie les frères qui sont en contact avec l’auteur de lui transmettre ma parole et mes remerciements et de lui dire ceci : « L’amour chez les siens demeure inchangé. »

Texte légèrement modifié du cheikh muhaddith damascène Wael Hanbalî.