Khatm des dix lecteurs majeurs du Coran

Aujourd’hui, nous avons eu un majlis exceptionnel. Un khatm des dix lecteurs majeurs (qirâ’ât ᶜashr al-kubrâ) d’un frère de 25 ans, titulaire d’un DEA en droit et d’un DEA en sciences islamiques. Une sommité en fiqh, en sciences coraniques, en turuq et en riwâyât.

Les lectures ont été reçues auprès de l’éminent lecteur, l’expert mondial en sciences coraniques, notre bien aimé shaykh Abderrahman al-Mârdînî al-dimashqî. Il nous a honoré par sa présence en provenance directe de Damas. Avant l’arrivé du shaykh, nous avons été honoré par la présence les juges des tribunaux islamiques, les imams de notre ville et les professeurs de Coran dans ses mosquées et instituts.

En attendant l’arrivé du shaykh al-Mârdînî, nous avons échangé en présence de nos shuyukh sur la science de isnâd, sur les chaines de transmission du coran, leurs degrés d’élévation, leurs caractéristiques particulières, les formes particulières de transmission …

Après l’arrivée du shaykh et une brève présentation de son éminence, le nouveau jâmiᶜ des grandes lectures nous a récité les dernières sourates du Coran et a donc clôturé sa lecture (ce qui est nommé le khatm). Puis, notre maître al-Mârdînî nous a dit qu’il a simplement réussi à effacer son analphébétisation dans les sciences du Coran et de fiqh et non pas une référence ni un savant mais simplement un petit étudiant. Il nous a parlé des lectures du Coran et nous a transmis des enseignements des maîtres des lectures damascènes. Il a clôturé par l’importance de cette réalisation et que le mérite principal provient au père qui a dirigé son fils vers ce chemin. Enfin, il nous a dit que lorsqu’on voit ce genre de jeune qui apprend les sciences de l’islam avec les sciences profanes, sa conviction de la pérennité et préservation de l’islam se confirme.

Après la prière de ᶜishâ’, nous avons eu une assise spirituelle avec la lecture de la sira du prophète ﷺ avec des poésies chantées par plusieurs chanteurs. C’était une assise particulière alhamdulillah.

Nous avons été comblé par les lumières du Coran et du prophète ﷺ.

Qu’Allah agrée nos adorations et nous élève auprès de lui.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Une réunion explosive

J’étais invité à un majlis chez un frère que je n’ai pas vu depuis 2010 ou 2011. Une fois sur place, on se trouve avec une trentaine de frère syriens, notamment de Damas et d’Alep. Pour moi, c’était une reprise de contact avec des frères des jours de talab (apprentissage), un frère que je n’ai plus vu depuis 2006. C’était extrêmement émotif et réjouissant alhamdulillah.
Cependant, je ne me suis pas parti tout seul, mais j’ai ramené avec moi une flamme vive et ardente.
Là bas, plusieurs frères ayant des voix exceptionnelles, du niveau des munshidin d’Alep, avec les meilleurs tafrîdât et les meilleurs qudûd. Je ne savais pas que ces compétences sont présentent dans notre ville !! Quelle surprise ! Je me suis dit : «Damas et Alep se sont réuni chez nous cette soirée là». La jalsa se transforme en assise de anâshîd. Les coup de téléphones commencent à être lancé : Abû Ahmad vient, on t’attend, Ab Mahmûd (accent syrien), Hajj Ali …
Le salon devient rempli.

Poème après poème, les larmes commencent à descendre. Soudain, une nûba s’explose et perdura plusieurs quelques minutes. C’était imprévu et étonnant. Puis, le majlis prendra une autre tournure, les anâshîd deviennent plus touchant et voilà un danseur de Samâh ! C’est la première fois que je le vois en vrai. C’était exceptionnel même si ce n’était pas maîtrisé. Puis, un derviche tourneur prend le relais !
C’est quoi cette rencontre !

Mon compagnon «qui danse sans duff» (proverbe arabe qui colle bien ici et signifiant prêt à tout moment) me dit tout les dix minutes, je vais leur dire de faire ça ou ça. Je lui dit «Non, laisse les gens faire ce qu’ils veulent». Les shuyûkh ont senti son excitation.

Les poèmes chantés au son des duff, mon compagnon dit à mon ami cheikh Khaled : « C’est quoi ça ? yalla faites quelques chose » (comme ça) et le cheikh lui dit «Oui, sur ma tête» en mettant sa main dessus. Puis, tout se bouleverse. La rencontre devient un majlis damascène. A la fin, un dars (cours de science) censé de prendre quelques minutes, selon le shaykh, perdura environ une demi heure avec des anecdotes des shuyukh d’Alep. Magnifique.

Mon compagnon (toujours lui 

=D ), renverse la table de nouveau, il dit aux shuyûkh : «Entendez cela, les savants disent cette poésie pour décrire les amoureux d’Allah» et leur balance un nouveau poème. Les shuyûkh se regardent entre eux. Ne le connaissant, ils commencent à me regarder ! Ils étaient surpris et émus. Ils demandent à leur munshid principal de répondre. Celui-ci répond par un poème bien attirant. Puis, mon compagnon leur parle d’un autre poème puis d’un poème qui lui est particulier. Il leur dit répétez après moi «Allâh Allâh» entre les vers de poésie, et il commence ce long poème exceptionnel ! Il augmente les degrés vocaux et diversifie les maqâmât. Machalla, une vrai flamme !

Les frères se séparent avec l’intention de renouveler cette assise. Peut être dans un endroit particulier auquel je pense.

Une soirée inoubliable.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Réponse du cheikh syrien

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Il y a un mois, nous avons organisé une collecte pour aider un cheikh syrien dans une situation très compliquée et très difficile qui s’est vu obligé de travailler en tant que cireur de chaussures.
La somme lui a été remise il y a quelques jours. Le cheikh vous envoie la réponse suivante :

«Assalam alaykom warahmatu Allah
Jazakum Allah kull khayr wa baraka fikum [Qu’Allah vous accorde tout bien et qu’Il vous bénisse].
Je ne vous connais pas et vous ne me connaissez pas mais Allah voit bien nos œuvres.
Je ne vous oublierai pas pour ce bienfait. J’invoque Allah qu’Il vous honore par le bienfait de voir Son Wajh et qu’Il vous rende heureux dans ce bas-monde comme dans l’au-delà.
Votre geste témoigne la fraternité islamique réelle que nos ennemis essayent d’effacer de ce monde.
Louanges à Allah.»

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Dans notre premier cours à la faculté de shariᶜa, le mufti du Bekaᶜ l’éminent shaykh Khalîl al-Mays nous a dit :

« Soyez une cause d’élévation pour l’islam mais ne rendez pas l’Islam cause de votre élévation. Autrement, vous serez la cause de son rabaissement. »

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Soutien à quelques shuyukh syriens au Liban et à Damas

Un cheikh syrien au Liban a été mis à la rue avec son épouse et son petit enfant (7 mois). Il est temporairement herbergé par des amis. Il est sans revenu et on essaye de l’aider à avoir un travail d’imam (salaire environ 150$/ mois pour un niveau de vie similaire à la région parisienne) !Des frères étudiants de sciences en Syrie sont dans un besoin extrême (plusieurs jours sans nourriture etc.). Essayons de les aider ensemble pour dépasser ce moment difficile.

Pour participer à la cagnotte : paypal.me/pools/c/8k20jCeOLi

Baraka Allah fikom,

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé