Quelle est la cause de la compréhension alternative du fiqh à notre époque ?


Cela est dû au fait que le fiqh ne régule plus l’évolution sociétal. Il est plutôt utilisé pour des considérations politiques et sociales.
Par exemple, certains prédicateurs présentent un fiqh féministe (bien fréquent en France), d’autres présentent un fiqh borné. Cela est dû au fait que ni l’un ni l’autre ne cherche à remédier aux maux de la société mais à utiliser le fiqh pour attirer les gens derrière eux. Par contre, le fiqh est bien loin de la pratique quotidienne des musulmans qui ne demandent le statut légal des actions qu’après tomber dans des problèmes sérieux et complexes.

La femme intelligente est celle qui préfère épouser un homme dépourvu de compte bancaire qu’épouser un compte bancaire sans homme, voire même celle qui chercher un homme ayant un compte dans l’au-delà.

L’efficacité de la cause complète (‘illa tâmma) n’est pas liée au fait qu’elle soit complète ou non (tâmma ou nâqisa).

Ainsi, la cause complète demeure complète même si elle ne donne pas naissance à la chose causée (ma’lûl). Quant au fait de donner naissance à la chose causée (ma’lûl), cela est externe à son essence et constitue sa rection (fi’l).

Mon shaykh m’a dit :

Quand les bourgeons de l’Unicité chantent sur les branches de l’arbre de la Maᶜrifa (connaissance de Dieu), les rossignols des cœurs gazouillent en évoquant le bien aimé.

إذا غرّدت بلابل التوحيد على أغصان أشجار المعرفة، صدحت حمامات القلوب بذكر المحبوب

Les femmes divorcées ont-elles le droit d’exiger des conditions en vue de mariage ?

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Dans les sociétés arabes de nos jours (principalement chez les arabes, j’ignore l’état des choses chez les autres), pourries par les coutumes de jâhiliyya, on dit à la femme divorcée qu’elle doit accepter le premier prétendant sinon, personne ne va l’épouser. On lui demande de ne pas trop exiger, de ne pas interroger le prétendant etc. etc. Elle va entendre des chansons de genre « qui va te prendre maintenant ? qui va te prendre avec tes enfants ? » etc.
Le «on» ici correspond principalement à ses parents (qui veulent s’en débarrasser d’elle après son retour chez eux), à sa famille, en gros, aux personnes qui doivent en principe la soutenir.
Si cette femme divorcée a eu des enfants de son mariage précédent, la pression sur elle est plus élevée.
Cependant, en islam, la femme ayant eu une relation conjugale antérieure doit exprimer son avis à propos du mariage. Par contre, il suffit qu’une jeune fille n’exprime pas un avis explicite dans un mariage.
C’est a priori logique qu’une femme divorcée ait des conditions et des exigences plus strictes qu’une jeune femme car elle a eu une expérience antérieure. Elle va donc poser des questions concernant les traits de caractères et de comportements, des habitudes quotidiennes, en gros sur ce qui affecte la vie réelle. Elle ne va pas se fantasmer sur des conditions illusoires comme beaucoup de jeunes filles !
Il faut sortir de ces coutumes illogiques !

De l’autre côté, les parents – en disant cela – ne veulent pas – dans beaucoup de cas – abandonner leur fille ou la jeter. Ils veulent qu’elle relance sa vie et qu’elle ait une famille à elle. Ils le disent afin de faciliter le remariage car les prétendants d’une femme divorcée ne sont pas – d’habitude – nombreux (surtout avec les mentalités des sociétés de nos jours).