L’éducation financière des enfants

Parmi les aspects éducatifs erronées dans nos vies : l’éducation des enfants sur la manière de préserver leurs biens

Cela peut paraître étrange vu qu’il est bien demandé d’éduquer l’enfant sur ces choses. Cependant l’erreur se trouve dans la façon dont les parents façonnent la personnalité de l’enfant qui incarne l’égoïsme et l’avarice. Les arguments sont abondants et ne manquent pas. Il suffit de voir des frères se disputer pour quelques débris de ce bas monde.
Comme tu enseignes à ton enfant que la vente signifie le délaissement de la propriété et l’acquisition du prix, tu ne dois pas négliger de lui enseigner que la sadaqa (don charitable) est une vente différée dans laquelle il paye le prix et il reçoit la marchandise achetée dans l’au-delà. N’oublie pas de lui enseigner aussi que les musulmans sont des frères, s’il aide un musulman pauvre ou nécessiteux, c’est son frère qu’il aide, pas un étranger. C’est pour cette raison que les maîtres éducateurs préconisent de donner de l’argent à l’enfant afin qu’il donne lui-même cet argent en sadaqa et qu’il s’habitue à donner !

Notre communauté possède toujours de bons modèles, elle n’est jamais dépourvue du bien. J’ai vu des frères parmi les gens du Qur’ân qui se disputaient ensemble à propos d’un appartement hérité de leur grand-père. Chacun exigeait que cet appartement soit inscrit au nom de son frère !

Ô Allah ! Ressuscite-nous parmi les gens du Qur’ân et pardonne-nous ainsi qu’à nos parents, nos professeurs et ceux qui nous ont précédé parmi les croyants !

La vérité ne sort pas du cadre des quatre écoles

Lorsque quelqu’un dit : « je ne me limite pas aux quatre imams », il peut vouloir signifier deux choses :
– soit, qu’il ne se limite pas aux avis des quatre imams à la fois mais à un seul imam spécifique parmi ceux-là, et il aura bien dit car c’est l’avis véridique parmi les deux avis [à ce sujet] ;
– soit qu’il ne se limite pas aux avis des quatre écoles dans son ensemble et qu’il peut les contredire toutes, alors il est certainement dans l’erreur dans la plupart des cas, car la vérité ne sort pas du cadre de ces quatre [écoles] dans la globalité de la sharîᶜa.

وقول القائل : لا أتقيّد بأحد من هؤلاء الأئمة الأربعة ، إن أراد أنّه لا يتقيّد بواحد بعينه دون الباقين فقد أحسن بل هو الصواب من القولين ،وإن أراد أنّي لا أتقيّد بها كلّها ، بل أخالفها فهو مخطيء في الغالب قطعاً ، إذ الحق لا يخرج عن هذه الأربعة في عامة الشريعة.

Ibn Taymiya : al-Fatâwâ al-Misriyya, p.81.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Innâ li-llâh wa-innâ ilayhi râjiᶜûn

Décès du prédicateur, l’éminent savant hanafite, la sommité mondiale dans la science de hadîth, le dernier disciple et héritier des sciences du dernier shaykh al-islam du Califat Ottoman Mustafa Sabri, le shaykh Muhaddith Muhammad Amîn Sirâj al-Tûqâdî, le professeur de la Mosquée du Sultan Muhammad II, qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde.
Il est un des principaux influenceurs de la renaissance islamique en Turquie. Qu’Allah lui accorde une récompense continue pour ses efforts pour la préservation de l’islam et de la diffusion de ses sciences. Amin Amin.

Allah nous a honoré d’avoir la chance de transmettre la science d’après lui.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

De la durabilité des hautes chaînes de transmission du Qur’ān

Le frère Farid Idir évoquait les courtes chaînes de transmission du Coran dans les ijâza. Voici quelques explications succinctes à ce sujet – de la part d’un faible transmetteur du Coran, alourdi par le poids qu’implique l’engagement lui étant confié de la transmission du Coran.

En premier lieu, il est nécessaire de préciser quelques notions terminologiques. La chaîne de transmission contenant le moins de transmetteurs est considérée comme élevée (sanad ᶜâlî). Plus le nombre de transmetteurs augmente, plus la chaîne est dite basse (sanad nâzil). Cependant, le nombre de transmetteurs n’est pas le seul critère. En cas d’égalité du nombre de transmetteurs dans une chaîne de transmission, celui ayant l’antériorité du tahammul (la réception de l’ijâza) est alors considéré comme plus élevé.

De la détermination de la chaîne de transmission la plus élevée au monde :

Le Shaykh Bakrî al-Tarâbîshî (1919-2012) tenait la chaîne de transmission la plus élevée au monde dans la lecture de hafs. Il est le dernier à avoir lu auprès du shaykh al-qurrâ’ de Damas, le savantissime Muhammad Salîm al-Halawânî (1285-1363H/1868-1944). Il avait alors 18 ans lorsqu’il étudia, avec ce dernier, les dix lectures mineures. En réalité, il avait déjà mémorisé et eu l’ijâza de la riwâya de hafs.
Tous les membres de la même génération scientifique du shaykh Bakrî ont étudié auprès de l’éminent savant Mahmûd Fâ’iz al-Dayr ᶜAtânî, le grand disciple du shaykh Muhammad Salîm al-Halawânî.
De plus, entre le shaykh Bakrî et le Prophète ﷺ se trouvent 27 transmetteurs, le shaykh étant le 28e. Ainsi, le shaykh transmet via cette chaîne de transmission non seulement la riwâya de hafs mais également les dix lectures mineures.

Cette chaîne de transmission était perçue comme étant la plus élevée au monde durant la vie du shaykh Bakrî. En effet, aucun transmetteur n’était connu avec un tel degré d’élévation. Cependant, il est apparu en Égypte, avec le développement des communications vers les années 2000, que d’autres savants tenaient le même degré d’élévation dans la chaîne de transmission du Coran. Les deux éminents lecteurs du Coran Muhammad Yûnus al-Ghalbân et Misbâh bin Ibrâhîm bin Wadn al-Dusûqî, ont étudié auprès de l’éminent savant al-Fâdilî Abû Laylâ al-Dusûqî rahimahu Allâh. Les deux savants Muhammad Yûnus al-Ghalbân et le shaykh Misbâh al-Dusûqî ont le même degré que le shaykh Bakrî al-Tarâbîshî. Cependant, le shaykh Muhammad Yûnus al-Ghalbân a étudié seulement les sept lectures et non pas les dix mineures.

Ainsi, les deux savants Muhammad Yûnus al-Ghalbân et Misbâh bin Ibrâhîm bin Wadn al-Dusûqî tiennent actuellement la chaîne de transmission la plus élevée contenant 26 transmetteurs entre eux et le Prophète ﷺ ; ils sont les 27e transmetteurs des sept lectures pour le premier et des dix mineures pour le second.

Concernant la variante de l’imam Hafs d’après l’imam ᶜÂsim :

Après son décès, toute la ‘Umma a fléchi d’un degré dans la transmission du Coran via les chaînes de transmissions damascènes. Le tafarrud (singularité) dans l’élévation de la chaîne de transmission persiste encore avec les deux savants égyptiens Muhammad Yûnus al-Ghalbân et Misbâh bin Ibrâhîm bin Wadan al-Dusûqî. Ces deux tiennent la chaîne de transmission la plus élevée du monde de la riwâya de hafs.
Celui qui étudie auprès d’eux, devient dans le même rang de transmission que les grands lecteurs du Coran tels que le shaykh al-Qurrâ’ de Damas, l’éminent juriste, muqri’ et prédicateur le shaykh Kurayyim Râjih, l’éminent muqri’ Abû al-Hasan al-Kurdî, l’éminent muqri’ Muhammad Sukkar, le savantissime Ayman Suwayd ou encore les grandes références d’enseignement de Coran à Damas, en Egypte et en Inde (Inde/Pakistan) ; tout comme les disciples du shaykh Bakrî al-Tarâbîshî.

Nous espérons – inshâ’Allâh, dans quelques décennies, que les plus jeunes disciples du shaykh Barkî rahimahu Allâh et des shuyûkh Muhammad Yûnus al-Ghalbân et Misbâh al-Dusûqî seront préservés et pourront à leur tour transmettre le Coran à des jeunes huffâz ; afin que la chaîne de transmission demeure toujours élevée et le Coran toujours transmis des grands musnidîn aux jeunes étudiants. Ce phénomène est nommé ilhâq al-asâghir bi-l-akâbir (lier les jeunes aux plus grands).


Des dix lectures mineures (Sughrâ) :

Au sujet des dix lectures mineurs, le shaykh Bakrî al-Tarâbîshî tenait également la chaîne la plus élevée au monde ainsi que les deux savants et lecteurs égyptien, l’éminent muqri’, Muhammad Yûnus al-Ghalbân, et l’éminent muqri’ Misbâh al-Dusûqî, qu’Allâh les préserve. Suite au décès du shaykh Bakrî, le shaykh al-Ghalbân et le shaykh Misbâh al-Dusûqî tiennent actuellement la chaîne la plus élevée au monde. Cependant, le shaykh al-Ghalbân tient seulement la chaîne la plus élevée pour les sept lectures et le shaykh Misbâh al-Dusûqî est le seul à tenir le tafarrud (singularité) dans l’élévation de la chaîne de transmission des dix lectures mineures.

Par la bénédiction d’Allah, j’ai vu un frère de 25 ans – ayant déjà les dix lectures mineures (sughrâ) et les 10 lectures majeures (al-kubrâ) – recevoir de lui une ijâza des sept lectures auprès du shaykh al-Ghalbân qui a dit à propos de ce très jeune shaykh :
« Il est parmi les plus compétent que j’ai eu »
Allah Allah ! Quel témoignage.
J’ai de même conseillé à un frère hâfiz de 26 ans d’entamer l’apprentissage des 10 lectures mineures (sughrâ) afin de faire une khatma auprès du shaykh al-Ghalbân.

Dans une trentaine d’années, ces frères, qu’Allah les préserve et leur accorde une longue vie, seront les sommités mondiales dans les lectures coraniques et tiendront les ijâza les plus élevées au monde. Toute la Umma compte sur eux pour assurer la transmission de cette amâna à une génération qui est habituellement séparée par 4 générations du shaykh de leur shaykh !

Des dix lectures majeures (Kubrâ) :

Il n’existe pas de norme précise de l’élévation (ᶜuluww) des chaînes de transmission des dix lectures majeures. En effet, cela dépend des écoles propres à chaque imâm ayant appliqué les règles de tahrîr des turuq (voies de transmissions des riwâyât) aboutissant au tahrîr des awjuh des qirâ’ât dans les dix lectures majeures. Nous pouvons parler des chaînes les plus élevées aux imams des tahrîrât qui sont plusieurs (al-Khalîjî, al-Mutawallî, al-Izmîrî …).

Qu’Allah nous compte parmi les gens du Qur’ân et de la science.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Abou Bakr al-Balkhî disait :
« Le mois de Rajab est le mois de la culture de la terre, le mois de Shaᶜbân est celui de l’irrigation et le mois de Ramadân est celui du moissonnage ».

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé