Première guerre de Tchétchénie :

Après la chute de l’URSS 1991, la Tchétchénie, dirigée par le président Général Djohar Dodayev (l’officier musulman le plus haut gradé de l’histoire de l’armée soviétique), proclame son indépendance et refuse de signer, en 1992, le traité constitutif de la fédération de Russie. En 1993, il annonça la constitution de la République Tchétchène d’Itchkérie.
En décembre 1993, une tentative de coup d’état, soutenue par la Russie, échoue en Tchétchénie.
Le 11 décembre 1994, les chars russes envahissent la république tchétchène d’Itchkérie. Le ministre de défense russe prétendait pouvoir prendre Grozny en deux heures avec un régiment de parachutistes.
 
L’attaque russe avançait selon trois axes.
L’axe de l’Ouest fut arrêté par les manifestants civils qui ont brûlé un grand nombre de véhicules de ce convoi. L’axe du Nord fut écrasé par l’armée réglementaire tchétchène dans la bataille de Dolneskoi. Les parachutistes déployés derrière les lignes des forces tchétchènes ont rencontré des échecs scandaleux. Face au grand scandale russe et à ses pertes catastrophiques durant les premières semaines, les Russes recourent au tapis de bombes, réduisant les villes tchétchènes en cendres. La destruction de Grozny fut la campagne de bombardements la plus lourde en Europe depuis la destruction de Dresde en Allemagne par les alliés lors de la seconde guerre mondiale.
La première réalisation remarquable des russes fut le contrôle de l’aéroport militaire près de Grozny par les parachutistes le 29 décembre 1994. Ils ont réussi aussi à repousser l’attaque des blindés de l’armée tchétchène durant la bataille de Khankala.

Première bataille de Grozny :

Les forces spéciales tchétchènes, assurant aussi la fonction de garde présidentielle, furent formées et structurées par des ex-militaires soviétiques de Tchétchénie, choisis et organisés par le président, le Général, Djohar Dodayev . Ils avaient comme mission principale de défendre la capitale avec le soutien de l’armée tchétchène et des bénévoles. Ainsi, ils ont réussi à maintenir leur position et à marquer une résistance remarquable et hors norme.
En fait,  l’assaut initial de Grozny du réveillon du Nouvel An 1995 s’est soldé par une importante défaite russe, faisant de nombreuses victimes et, au début, par un effondrement total du moral des forces russes. La catastrophe a coûté la vie à environ 2 000 soldats russes.  Plusieurs brigades russes furent entièrement anéanties, dont la plus connue, la 141e Maikop Brigade, durant la bataille de la gare centrale de Grozny. 
La première semaine de 1995 fut marquée par la chute du premier général russe durant cette guerre : le Major-General Viktor Vorobyov.
Réduit en cendres, le nord de Grozny fut pris par les forces russes qui arrivèrent le 19 janvier 1995 au palais présidentiel. Le 6 mars 1995, les Russes prirent le contrôle des ruines de Grozny.

Après Grozny :

Les Russes continuèrent leur lente avancée dans le pays et les Tchétchènes défendirent brièvement les villages et les villes, ou les abandonnèrent sans combat pour des raisons stratégiques ou politiques.
 
En février 1996, à Grozny, les forces russes et les milices tchétchènes pro-russes ouvrirent le feu sur une vaste marche pacifique pour l’indépendance impliquant des dizaines de milliers de personnes et tuèrent plusieurs manifestants. Les ruines du palais présidentiel, symbole de l’indépendance de la Tchétchénie, ont ensuite été démolies quelques jours plus tard.
 

Deuxième bataille de Grozny :

Le 6 mars 1996, entre 1500 et 2000 combattants tchétchènes se sont infiltrés dans Grozny et ont lancé un raid surprise de trois jours dans la ville, en envahissant une grande partie et en capturant des caches d’armes et de munitions. La deuxième bataille de Grozny entraîna de très lourdes pertes pour les Russes.
 
Le 26 avril 1996, les Russes assassinèrent le président tchétchène Djohar Dodayev, avec un missile guidé, suite à une aide américaine. Les Russes annoncent alors la victoire.
Un accord de paix était en négociation avec le président tchétchène temporaire Zelimkhan Yandarbiyev. Cependant, les Russes rassemblèrent leurs troupes en direction des régions montagneuses du Sud.
 

Troisième bataille de Grozny :

Bien que les troupes russes à Grozny et dans ses environs, comptaient environ 12000 soldats, plus de 1500 guérilleros tchétchènes (dont le nombre a rapidement augmenté) ont envahi les quartiers clés en une heure, dans le cadre d’une opération préparée et dirigée par l’ex-Colonel soviétique Aslan Maskhadov (qu’il appela Opération zéro). Les Tchétchènes ont ensuite assiégé les bases et les postes russes ainsi que l’enceinte gouvernementale dans le centre-ville, un certain nombre de Tchétchènes réputés collaborer avec les Russes ont été arrêtés voire, dans certains cas, exécutés. Au même moment, les garnisons russes des villes d’Argoun et de Goudermes étaient également encerclées. Plusieurs tentatives de sauvetage des unités encerclées à Grozny furent menées par les divisions blindées russes, elles ont été repoussées avec de lourdes pertes.
Les russes estiment à près de 1000 le nombre de morts russes, les tchétchènes annoncèrent des nombres plus élevés. Des milliers de soldats ont été faits prisonniers ou encerclés et largement désarmés, leurs armes lourdes et leurs munitions ayant été réquisitionnées par les séparatistes.
 
Après huit heures de négociations, l’accord de Khasav-Yourt fut signé le 31 août 1996, mettant fin à la première guerre de Tchétchénie.

Photo : une des plus célèbres photos de la 1er guerre de Tchétchénie, un vieil homme bénévole dans la résistance contre les Russes. Elle est devenue emblème de la résistance des Tchétchènes.

Publicités

Un mot sur la critique des savants des ashrâf

Les descendants du Prophète ﷺ doivent s’abstenir de s’enorgueillir de leur noble filiation et doivent s’occuper de leur sort auprès d’Allah.
Ceci est leur devoir envers leur Seigneur et leur religion.
Le devoir des musulmans est de préserver leur sacralité (hurma) en honneur à leur grand-père ﷺ.
 
Dans la tradition, nous trouvons que durant la bataille de Badr, un des compagnons était déterminé à tuer al-ʿAbbâs, l’oncle du Prophète ﷺ. Cette parole fut transmise au Bien-aimé ﷺ qui a dit : « Ô Umar, le visage de l’oncle de ton Prophète sera-t-il frappé par l’épée ? » sachant qu’al-ʿAbbâs était mécréant.
 
Le fait de mélanger l’obligation des ashrâf et l’obligation des musulmans aboutit à des débats futiles.
 
Préserver la sacralité des ashrâf s’oppose-t-il à l’exposition de l’erreur ou même à l’égarement de certains parmi eux ? Non. Les savants doivent dévoiler ces types d’erreurs et d’égarement et ne doivent pas les taire, sous prétexte qu’untel est parmi les ashrâf. Cependant, répondre scientifiquement à cela doit être loin de l’insulte et de la moquerie. Il faut simplement imaginer que notre parole envers l’erreur de chacun d’eux est exposée au Prophète ﷺ. Soyons donc attentifs, afin que ces paroles restent dans la limite de la préservation de la religion et de la sacralité de leur noble descendance prophétique.
 
Une autre question se pose fréquemment : Qu’est-ce qui nous affirme la validité du nasab (généalogie) du descendant présumé ? En fait, nous ne sommes pas chargés de croire ou de ne pas croire à cette filiation. Cela demeure la spécialité des experts des ansâb. Mais il sera interrogé par Allah le Jour de la Résurrection ; Malheur à lui s’il a menti.
 
Wallah a’lam.

Contemplant les Mujahidîn de la résistance Irakienne, le poète Irakien Ghâzî Al-Jamal a composé une poésie très touchante :

قف شامخا مثل المآذن طولا وابعث رصاصك وابلا سجيلا
Tiens-toi debout tel un minaret * Envoie tes balles en une pluie torrentielle.
مزق بهم زبر الطغاة أذقهمو طعم المنون على يدي جبريلا
Déchire par elles, l’acier des tyrans ***Fais-leur goûter la saveur de la mort par les mains de Gabriel.
ها هم على باب الفالوجة جمّعوا فأحل جموع المجرمين فلولا
Les voici assemblés à la porte d’Al-Fallûja ***Transforme les troupes des criminels en fuyards.
واحرق جثامين الطغاة ورجسها واسكب على أجزائها بترولا
Brûle les cadavres des tyrans et leurs impuretés * Verse sur leurs membres du pétrole.
إن يحرقوا كل النخيل بساحنا سنطل من فوق النخيل نخيلا
S’ils brûlent donc tous les palmiers de nos places * Nous apparaîtrons au-dessus des cimes comme des palmiers.
فليهدموا كل المآذن فوقنا نحن المآذن فاسمع التهليلا
Qu’ils détruisent tous les minarets au-dessus de nous * NOUS SOMMES LES MINARETS, ENTENDS DONC LE TAHLIL.
نحن الذين إذا ولدنا بكرة كنا على ظهر الخيول أصيلا
Nous sommes ceux qui, une fois né le matin * Reviennent à dos de cheval, [en guerriers], le midi.

============

À la fin de sa vie il perdra la mémoire, ne se souvenant de rien ni de personne, excepté ce poème. Ses amis ont filmé la dernière visite avant son décès, visite durant laquelle il répète chaleureusement ce poème, notamment le dernier vers :

Qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde.

 

Photo : Mosquée historique détruite en Irak.

Des merveilles des savants du Cham

========================================
L’éminent savant damascène, le moujahid shaykh Fouad Shumays a dit :
 
Tout don d’Allah est sujet à une Zakat (aumône obligatoire purificatrice). Ne privez pas les bénéficiaires de la zakat.
La zakat de l’argent est le don,
La zakat de la science est l’enseignement,
Même la réputation et la célébrité ont une Zakat. Ne privez pas le pauvre et l’inconnu dans la communauté de la visite, d’assister à leurs événements et même d’assister à ses funérailles car cela engendre un grand effet auprès de sa famille et ses proches.
==========
J’ajoute : la zakat du bilinguisisme est la traduction de la science.
 
wallah a’lam

Soufisme et droit

Shaykh Abû al Hudâ al Hakkârî m’a dit :

 » L’éloignement du côté scientifique fait rentrer les gens de la Voie parmi les gens qui s’affilient aux Voies spirituelles, dans des sujets indignes du Tasawwuf et qu’on n’accepte pour aucun de nos frères musulmans qu’ils soient disciples d’une Voie ou pas. En effet, le musulman doit rester conforme [à la Shari’a] dans ses actes, ses paroles et ses Etats spirituels … «