Décès de l’éminent muhaddith et savant Khâdim Husayn al-Radawî al-Barîlwî

Avec le plus grand regret, nous avons appris le décès de l’éminent savant, du shaykh al-Hadîth au Pakistan, le défendeur du Prophète ﷺ le shaykh Khâdim Husayn al-Radawî al-Barîlwî. Il était un des plus grands savants du Pakistan et le président de la parti « Labbayka yâ rasûl Allâh », décédé hier soir le jeudi 3 Rabîᶜ al-thânî 1442H, soit le 19 novembre 2020.
Célèbre muhaddith, enseignant et prédicateur, il était connu pour ses prêches très influents et ses rappels touchants. Son éloquence était incomparable et sa maîtrise des sciences de la langue arabe était inégale, comme nous le remarquons de ses vidéos diffusées en ligne.
Il a dédié sa vie à la défense de la sunna prophétique et de l’islam ce qui lui a valu même l’emprisonnement et ce, malgré le fait qu’il était handicapé se déplaçant sur un fauteuil roulant.
Il fut imprégné d’un Hâl (état spirituel) rare de nos jours, c’est la réalisation de l’amour du prophète ﷺ. Il a passé sa vie dans la diffusion de la sunna prophétique et la personne du Prophète bien aimé ﷺ, à l’intérieur du Pakistan comme à l’échelle internationale. Il avait des positions très louables dans ce domaine.
Il était derrière les manifestations millionnaires organisées au Pakistan qui réclamaient le renvoi de l’ambassadeur français au Pakistan et la fermeture de l’ambassade française.
Il y a deux jours, il est retourné d’Islam Abad à Lahor suite aux négociations avec le gouvernement pakistanais pour le renvoi de l’ambassadeur français. Son décès était surprenant à l’âge de cinquante trois ans.
Avec son décès, un des bastions de l’islam s’est écroulé.
Qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde

L’imam al-Shâfiᶜî a dit :
On ne se rapproche pas d’Allah d’une meilleure façon que la quête de la science, après avoir accompli ses obligations.
Rapporté par l’imam Tâj al-Dîn al-Subkî: Tabaqât al-Shâfiᶜiyya al-kubrâ, vol.2, p.129.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Aide à un étudiant en qira’ât

Bismillah,
Je vous sollicite pour qu’on vienne tous en aide à un frère qui est étudiant en qirâ’ât du Coran. Il commence l’apprentissage des 10 lectures du Coran avec un grand savant. Il est déjà titulaire de plusieurs ijâzât en plusieurs lectures.
La somme requise est de 3000€.Le parcours est long et les frais sont certainement plus que ça, mais cette somme couvrira les frais inchalla.
Je connais le frère en personne, c’est un projet de muqri’ de référence surtout qu’il est encore très jeune (c’est une des causes pour lesquelles il n’a pas les moyens financiers).
Lien pour donner :
https://paypal.me/pools/c/8unTI77hu3
Baraka Allah fikom,
Qu’Allah agrée nos œuvres,

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

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Parmi la persévérance :


Conserver son niveau quotidien de dhikr d’Allah à tout prix ; quitte à le rattraper en cas d’omission.

La parodie spirituelle du Mawlid

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La célébration du Mawlid consistait à lire un livre de hadîth portant sur la vie du prophète . Les savants préservaient depuis longtemps la lecture des livres de Shamâ’il du prophète dans la maison où il est nait. Des chaînes de transmission ou des rapports des majâlis (tibâq al-samâᶜ) précisent ces particularités scientifiques.

Avec le temps, nous avons vu apparaître tout genre de rédaction scientifique dédiés à la vie du prophète , notamment les poésies ou prose stylistes, retraçant sa vie et destinées à la mémorisation d’auprès du public. Quelques axes essentiels constituent le plan commun de ces livres : présentation de la famille du prophète avant sa naissance, description de sa naissance et tous les miracles qui ont eu lieu, présentation succincte de sa vie personnelle, description de son caractère , description de son physique (corporel et vestimentaire) , présentation de sa lignée généalogique . Ces livres intitulés livres de mawlid ont constitué une nouvelle catégorie des sciences de Sira prophétique qui a vu ses sous-division passer de cinq sciences à environ vingt sciences.

C’est dommage de voir des majâlis organisés sous le nom de célébration de Mawlid dans lesquels on ne trouve que des anâshîd (chants spirituels) sans réciter un livre complet sur la vie du prophète . C’est devenu fréquent de voir ces dernières années ce mélange étrange entre un majlis de dhikr et un mawlid.

Les majâlis scientifiques publics de mawlid étaient des majâlis de science, de adab, de majesté ; des majâlis dans lesquels, les savants prennent le relais et occupent le premier rang ; des majâlis auxquels assiste l’ensemble des musulmans afin d’apprendre les détails de la vie du bien aimé et le convenances des savants. Lorsqu’on s’y rendait, on sentait le coeur trembler et sauter de sa place à cause de la majesté et grandeur qui y règne. C’est ainsi que les anciennes générations, notamment dans les capitales scientifiques du monde musulman connaissaient les détails de la vie du prophète et portaient un amour insaisissable pour lui car ils l’ont bien connu et la connaissance donne l’amour.

Cependant, nous voyons, de nos jours, des réunions comprenant certains chants superficiels qu’on ne peut qualifier de madîh, et des anâshîd qui répliquent les poésies musicales dégénérées … qui peuvent blesser parfois les bonnes moeurs et les convenances islamiques. Cette condamnation s’étend également aux rencontres comprenant des paroles majoritairement mondaine et peu liée à l’occasion et des moments de détente profane, voire même de perte de temps.
Même si nous sommes réticents envers ces pratiques moins scrupuleuse avec les normes formelles de la célébration de cette occasion particulière, nous ne pouvons que condamner avec toute fermeté les réunions comprenant des activités illicites, de la mixité ayant l’aspect interdit, des musiques illicites, des paroles illicites entre jeunes de genres opposés …

Qu’Allah nous préserve de toute déviation,

Amin Amin,