Pouvons-nous nous justifier pour délaisser l’accomplissement du bien ?

On délaisse toujours des actes méritoires sous prétexte de nos différentes occupations quotidiennes. Cependant, nous devons regarder le sacrifice de ceux qui font d’énorme travaux pour se motiver et savoir que si eux réussissent à accomplir cela, nous aussi pouvons accomplir de tels actes.

Un jour un groupe des gens du tabligh sont venus du Pakistan au Liban.

Après la prière de ᶜAsr, ils invitèrent les gens présents dans la mosquée à sortir avec eux pour rappeler les gens à la pratique de l’islam dans les rues. L’imam officiel de la mosquée était là. Alors, ils l’invitèrent à prendre part à cette cette mission avec eux. L’imam s’excusa, expliquant qu’il devait s’en aller assez loin pour une affaire.

Le shaykh pakistanais lui dit : « Tu pourras t’y rendre après incha Allah. »

L’imam répondit : « C’est loin, je dois y aller maintenant pour ne pas rentrer trop tard. »

Le shaykh pakistanais lui dit alors : « Ce n’est pas plus loin que le Pakistan. »

Les yeux de l’imam se remplirent alors de larmes, il le prit dans ses bras et se joignit à eux pour aller prêcher sur le marché.

Décès de l’éminent spécialiste des sciences du Coran shaykh Khâlid Barakât

« Les gens du Coran sont les gens d’Allah et ses bien aimés. »

Décès de l’éminent savant des sciences coraniques Shaykh Khâlid Barakât, à l’âge de 49 ans, après une vie consacrée au Coran.

Ayant une très belle voix et une maîtrise inégale de la science des maqâmât, il était un des meilleurs récitateurs que j’ai rencontré. Durant sa jeunesse, il a été invité à diriger les prières de tarawih dans plusieurs pays occidentaux et asiatique. Il fût membre de nombreux jury de concours de mémorisation du Coran à travers le monde parmi les plus prestigieux, y compris à Paris (participation symbolique).

Parmi les particularités de son sacrifice dans l’enseignement du Coran, il y avait le fait qu’il tenait deux instituts en même temps et des fonctions d’imam qu’il occupait pendant les prières nocturnes de la Grande Mosquée al-Mansûrî. Cette mosquée est la plus grande de Tripoli. Ainsi, son temps était entièrement dédié au Coran. Son épouse, enseignante des dix lectures du Coran, gérait l’enseignement dédié aux femmes. Tous deux ont assuré la renaissance de l’intérêt pour notre Livre sacré.

Malgré sa nomination en tant que Shaykh al-Qurrâ’ de la région de ᶜAkkâr au nord du Liban, il conserva toute sa vie son activité d’enseignant.

Il n’existe aucun étudiant de Coran au Nord du Liban sur lequel le Cheikh n’a de mérites.

Victime d’une tentative d’assassinat en 2015, il avait subi plusieurs opérations chirurgicales et a passé plusieurs mois à l’hôpital avec son pronostic vital engagé.

Il m’avait promis de me visiter avec l’équipe de munshidin qu’il a formé pour m’honorer avec une célébration de louanges au Prophète ﷺ. Je n’ai jamais voulu le gêner avec ça en le lui rappelant, surtout avec la grande distance qui nous séparait.

Je ne t’oubliera jamais mon cher cheikh, N’oublie pas de tenir ma main dans le jour de jugement pour m’enchaîner par ton biais au Prophète ﷺ.

Un des piliers d’al-Azhar s’est fracturé !
L’éminent penseur, savant, philosophe et membre du Comité des grands savants d’al-Azhar Dr Muhammad ᶜAmâra (1931-2020) nous a quitté la veille de samedi.
Nous témoignons – et Allah en connait plus – qu’il avait consacré sa vie à la science, à la connaissance et à la réflexion autour des fondements philosophiques de l’islam.
Auteur de 147 ouvrages – comprenant 13 éditions critiques – et coauteur de 5 ouvrages, il a participé dans les différents domaines de la pensée classique et contemporaine.
Qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde.

Décès du shaykh muhaddith ᶜAbdulhamid Shânûha

Lorsque la Terre et les Cieux pleurent…
L’homme n’est qu’un atome au sein de cette ombre infinie qu’est la Terre. Il est des nuits où Dieu fait tomber les méchants, et des matins où il fait monter les bons. Lorsque cette nuit arrive, le verset éternel s’applique pour les méchants « Ni la Terre ni les Cieux ne les pleurèrent ». A fortiori, lorsque l’aube apparaît, l’inverse se révèle pour les bons.
Les arabes disent: « Si tu vis, tu pleures tous tes bien aimés ». L’imam Abû Ayyûb al-Sikhtiyânî a dit : « Quand je reçois l’information du décès d’un des gens du hadith, c’est comme si un de es organes tombe ».
Ce matin du jeudi 3 Rajab 1441H, notre maître l’ascète, le musnid (transmetteur des sciences par chaînes de transmission), le muqri’ (spécialiste des lectures coraniques), le pieux, le humble, l’amoureux du prophète ﷺ, le serviteur de la science et de ses gens, le veillant à l’enseignement du hadith et de sa transmission, notre père en science l’éminent muhaddith ᶜAbdulhamid Shânûha est décédé à Beyrouth.
Qu’Allah agrée ses œuvres, ses sacrifices et l’élève auprès de Lui. Qu’Il lui rétribue pour sa diffusion de la science et son service pour la sunna.
Amin Amin,

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Le mufti shaykh Tâha al-Sâbunjî – qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde – fut interrogé sur les shuyûkh du mal.
Il répondit :
« Ce sont ceux-ci qui parlent du Trône du Miséricordieux mais dont les yeux sont sur le trône du sultan. »

سئل سماحة المفتي الشيخ طه الصابونجي رحمه الله عن بعض شيوخ السوء.

فأجاب سماحته: هؤلاء يتكلمون على عرش الرحمن وعيونهم على عرش السلطان!!

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé