Décès du juge Zakariyyâ Ghandûr

Innâ lillâh wa-innâ ilayhi râjiᶜûn

Décès de l’éminent savant, l’éducateur, le prédicateur, le juge Zakariyyâ Ghandûr, qu’Allâh lui accorde Sa Miséricorde.

Imâm de la célèbre mosquée de l’imam ᶜAlî – bastion du sunnisme à Beyrouth – pendant plus 40 ans, le shaykh était un juge au tribunal sunnite de droit de la famille, un enseignant dans la faculté de sharîᶜa, un prédicateur de renommée et une figure nationale de sagesse, de solidarité et de prédication.

Dans son dernier testament prononcé le 1er jour de ᶜid al-fitr depuis la salle de soin intensif, il demande pardon de toute personne et implore la sérénité des cœurs. Il annonce aussi qu’il pardonne toute personne ayant toute forme de droit réel, moral, financier, pécuniaire, qu’il le connait ou pas. Il implore Allâh de nous réunir auprès du Prophète ﷺ. Il rappelle que nous ne pouvons rien faire à ce propos et que ceci est seulement entre les mains d’Allâh. Il invoque Allâh de le pardonner ainsi que tout ceux qu’ils le connaissent de près ou de loin, tout ceux qui lui ont fait du mal ou envers qui il a causé du mal, et demande à Allâh de nous réunir auprès de Lui parmi les bienfaiteurs.
Il salut le Prophète ﷺ et l’accueille, en précisant à ses proches que demain ne sera pas le jour de lamentation ou de pleur, mais le jour de la rencontre des bien-aimés, le Prophète Muhammad ﷺ et ses compagnons.
Il demande aux gens de prendre soin de ses enfants et de ses disciples.
Il invoque Allâh pour les musulmans opprimés dans le monde entier, et conseille les musulmans de prendre soin de leurs frères opprimés qui sont venus de Syrie.

Qu’Allâh lui accorde Sa Miséricorde et l’élève auprès de Lui.

Appel aux dons : distribution de livres aux étudiants nécessiteux

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Beaucoup d’étudiants, surtout les jeûnes, n’ont pas les moyens d’acheter des livres ou de s’inscrire dans des instituts pour apprendre les sciences islamiques. Afin de les aider au mieux, nous avons mis en place un programme de solidarité afin de le distribuer gratuitement des livres. Les frais d’inscriptions à l’institut de l’imam al-shafiᶜi sont facultatifs, si vous n’avez pas les moyens, vous pouvez ne rien payer. De même, si vous avez besoin de livres sans avoir les moyens, vous pouvez les commander gratuitement. Le financement pour les livres est assuré par l’institut et par les dons.

Jusqu’à présent, nous avons distribué gratuitement les livres suivants :

L’imam Shâfiᶜî : 39 copies

L’imam Mâlik : 23 copies

L’imam al-Nawawî : 24 copies

Safînat al-najât : 46 copies

Al-Maqâsid : 75 copies

Al-Waraqât : 30 copies.

Ainsi, nous vous invitons à faire des dons à l’institut shafii afin de permettre la pérennité de cette pratique et de couvrir une partie des frais.

Voici la cagnotte de l’institut :

https://www.paypal.com/pools/c/8dljipyOuO

Lien de la boutique de l’institut shafii pour commander des livres :

https://institut-shafii.com/boutique.php

Baraka Allah fikom

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

La prière de ᶜîd à la maison

Dans l’école shâfiᶜite, la prière de ᶜîd est une sunna mu’akkada (une recommandation confirmée).
La prière en groupe est recommandée pour l’accomplissement de la prière de ᶜîd sans que cela soit une condition de validité.
Pour la validité de cette prière, il n’est pas exigé d’avoir un nombre minimal de fidèles ou de l’accomplir dans une mosquée.

Il est donc possible à la personne seule de prier ᶜîd chez lui dans sa maison. Dans ce cas, il n’accomplit pas le prêche de la prière du ᶜîd. Mais si la personne accomplit la prière du ᶜîd en groupe chez lui (avec la famille par exemple), il est recommandé de prononcer le prêche par l’un des fidèles du groupe.
Les savants shâfiᶜîtes considèrent le prêche comme recommandé même dans le cas où plusieurs personnes prient le ᶜîd de façon individuelle et séparée dans un même endroit.

Ainsi, il est recommandé d’accomplir la prière du ᶜîd chez soi dans sa maison. Son temps est de Shurûq jusqu’au zawâl (un peu avant le dhohr) et il est recommandé d’attendre le lever du soleil à environ la hauteur d’une lance dans le ciel (le temps de prière de dhuhâ).

Wallah aᶜlam.

Les temps de Zakat al-Fitr

Parmi les dégâts du non suivisme des écoles juridiques figure la prolifération des avis marginaux (shâdh), basés sur une compréhension lacunaire ou littérale de certains contemporains. Le sujet de Zakât al-Fitr contient plusieurs avis de cette sorte. Ils disent aux gens qu’il faut la donner avant la prière de ᶜîd et que le fait de la retarder est haram et entraîne des péchés. Cependant, cet avis est marginal et contredit l’avis adopté dans les quatre écoles juridiques. Il est bien valide de donner Zakât al-Fitr après la prière de ᶜîd mais il est seulement déconseillé (makrûh) de la donne après la prière de ᶜîd sans cause légale.

Selon les écoles malikite, shâfiᶜîte et hanbalite, le temps de zakât al-fitr se termine le maghrib du jour de ᶜîd et non pas à la prière du ᶜîd. Selon l’école hanafite, ce sujet est plus large.

1- L’école hanafite :
Dans al-kitâb (1/160) : S’ils la retardent du jour du yawm al-fitr, elle leur demeure obligatoire et ils doivent la donner.

2- L’école malikite :
Dans al-Mudawwana al-kubrâ (2/350) : Mâlik a dit : Cela est large, il peut la donner avant ou après la prière s’il veut.
Dans al-Kâfî d’Ibn ᶜAbd al-Barr : Le mieux est de la donner le jour d’al-Fitr avant ou après la prière.

3- L’école shâfiᶜîte :
Dans Rawdat al-Tâlibîn (2/292), l’imam al-Nawawî dit : Il est illicite de la retarder après le jour du ᶜîd. S’il la retarde, il doit l’attraper.
Dans al-Majmûᶜ (6/121-122), l’imam al-Nawawî dit : Dans notre école, s’il l’a retarde après la prière de l’imam et la donne durant la journée, il n’est pas pêcheur et est considéré comme donné dans le temps. S’il la retarde après le jour du Fitr, il encourt un péché et elle sera comme du rattrapage (qadâ’). Al-ᶜAbdari a transmis cela d’après Mâlik, Abû Hanîfa, al-Layth et Ahmad.
Dans Iᶜânat al-Tâlibin (2/174), Shaykh al-Islâm dit : Zakat al-Fitr a cinq temps :
1- Un temps d’autorisation (waqtu jawaz) : dès l’entrée du Ramadan.
2- Un temps d’obligation : dès le coucher du soleil du dernier jour de Ramadan.
3- Un temps méritoire : avant la prière de ‘Aid al-Fitr.
4- Un temps déconseillé (waqtu karaha) : après la prière de ‘Aid al-Fitr.
5- Un temps d’interdiction (waqtu hourma) : après le maghrib du jour de ‘Aid al-Fitr.

4- L’école hanbalite :
Dans al-Mughnî (2/358), Ibn Qudâma dit : S’il la retarde du jour du ᶜîd, il encourt un péché et doit rattraper.
Dans al-Mubdiᶜ (2/394) : Le mieux est de la donner le jour du ᶜîd avant la prière. Il est permis de la donner tout au long de la journée [du ᶜîd]. S’il l’a retardé du jour du ᶜîd, il encourt un péché et doit la rattraper.

Un hadith est rapporté du prophète ﷺ limitant le temps de donation de Zakât al-Fitr avant la prière du ᶜîd, ce hadith est maᶜlûl (est touché par une lacune dans son texte ou sa transmission). On trouve les réponses détaillées à ce sujet dans l’analyse des différents hadith encadrant Zakât al-Fitr dans les commentaires des principaux recueils de hadîth.

Wallah aᶜlam,

Comment veiller laylat al-qadr ?

Notre mère ᶜÂ’icha – qu’Allah l’agrée – a interrogé le prophète ﷺ en disant : « que dois-je dire si je reconnais la nuit correspondant à Laylat al-Qadr [la nuit du destin] ?». Il lui répond : « répète fréquemment : Ô Allah ! Tu es certes pardonneur et tu aimes le pardon alors pardonne moi » (Allâhumma innaka ᶜafuwwun tuhibbu al-ᶜafwa fa-ᶜfu ᶜannâ).

Il est recommandé de s’évertuer aux adoration durant ces nuits bénis ainsi que durant ces jours. L’imam al-Shâfiᶜî insiste sur l’importance de s’évertuer aux adorations durant la nuit du destin ainsi que sa journée. Dans al-Majmûᶜ (6/451), l’imam al-Nawawî dit : « Je recommande que l’on s’évertue autant dans la journée que dans la nuit d’al-Qadr ». (أستحبّ أن يكون اجتهادُه في يومها كاجتهاده في ليلتها).

Et de façon générale, il est recommandé d’implorer Allah, de prier, ainsi que d’effectuer d’autres adorations en abondance. De plus, il est recommandé d’invoquer Allah par l’invocation citée dans le hadîth de ᶜÂ’icha qu’Allah l’agrée.

Dans al-Adhkâr (p.191), l’imam al-Nawawî dit : « Durant laylat al-qadr, il est recommandé d’implorer Allah pour tout ce qui préoccupe ses frères en islam. Cela fait partie des pieuses pratiques des saints et des Savants en Allah (ᶜârifîn). » (وقال أيضا ويستحبّ أن يُكثرَ فيها من الدعوات بمهمات المسلمين، فهذا شعارُ الصالحين، ودأب عباد الله العارفين).

Enfin, accomplissez les adorations que vous voulez et récitez les invocations que vous souhaitez. Ce qui compte le plus est de veiller à la présence (hudûr) de son cœur. Même si on se limite à répéter l’invocation prophétique, elle sera largement suffisante.

Wallah aᶜlam,