Règle fondamentale dans les fondements de fatwâ

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L’imam Ibn Rajab al-Hanbalî rapporte d’après certains savants :
« Si tu es interrogé sur un sujet, ne soit pas préoccupé par le Salut de l’interrogeant mais premièrement par ton propre Salut »

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Place d’Ibn Taymiya dans l’école Hanbalite

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Nous remarquons que certains considèrent Ibn Taymiya comme un imam mujtahid, d’autre le considèrent comme un mujaddid de son école ou de son époque. Le pire ce sont ceux qui le prennent comme la seule référence scientifique, comme s’il était le seul savant de son époque et que les autres étaient des mouches ! Ce dernier point de vue sera étudié dans une autre publication.
L’imam Ibn Taymiya s’affiliait à l’école hanbalite et était bien fidèle à l’école dans la globalité de sa pensée juridique. Nous pouvons résumer la place de ses avis dans l’école comme suit :
Les ikhtiyârât (choix personnels) d’Ibn Taymiya, à savoir les cas juridiques ou les fondements qu’il adoptait différemment de ce qui est admis dans l’école.
Les tahqiqât d’Ibn Taymiya, à savoir les avis qu’il considérait les plus probants parmi les divergences dans l’école, étaient bien pris en considération par les muhaqqiqin de l’école.
Les takhrijat d’Ibn Taymiya, à savoir les avis qu’il établissait en se basant sur les fondements de l’école, étaient bien retenus par les muhaqqiqin de l’école.

Ses tahqiqat arrivent au quatrième rang après celles d’Ibn Qudâma, d’Ibn ᶜAqîl et d’Ibn Taymiya le grand-père.

Notons que cela ne contredit pas son hanbalisme vu que ces usuls-là sont secondaires mais ont des conséquences sur un grand nombre de cas juridiques. En fait, nous remarquons qu’Ibn Taymiya divergeait de l’imam Ahmad notamment sur deux fondements : Les intérêts non-définis (masâlih mursala) et la fermeture des causes (sadd al-dharâ’iᶜ) : l’imam Ahmad a restreint ces deux fondements tandis qu’Ibn Taymiya les a élargis. Le hadith faible : l’imam Ahmad a élargi l’application du hadith faible tandis qu’Ibn Taymiya l’a restreint.

Wallah a’lam,

La science est un voile qui sépare d’Allah

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Certains préservaient la prière en groupe avant d’apprendre la science. Mais quand ils étudient, ils la délaissent sous prétexte qu’elle n’est pas une obligation individuelle.
Certains préservaient toutes les sunan, mais quand ils ont étudié la différence entre une recommandation et une obligation ils ont abandonné les recommandations.
Certaines portaient un hijab complet, mais quand elles apprennent la science se limitaient au strict minimum obligatoire.
Certaines ne portaient pas de maquillage en public, mais quand elles ont étudié un peu, elles ont suivie ce qu’elles pensaient être un avis juridique prononcé par certains contemporains qui disent que ceci est permis.

Beaucoup d’étudiant ne cherchent pas la science pour corriger leur cheminement vers Allah mais pour suivre leurs passions. S’ils cherchent la science pour qu’elle les protège de tomber dans l’illicite et de s’éloigner des actes détestables, elle leur a donc facilité la préservation des recommandations. En fait, celles-ci sont la barrière qui préserve le croyant de tomber dans les interdictions.
C’est ainsi qu’on voit l’adage spirituel qui dispose : «La science est un voile qui sépare d’Allah». Cela signifie dans le cas où la science n’est pas accompagnée par l’application ni par l’éducation spirituelle. Il suffit de méditer l’attitude des compagnons – qu’Allah les agrée – qui ne demandait pas si tel acte est obligatoire ou recommandé. Leur question était : «Quelle est le meilleur acte auprès d’Allah».

Décès du shaykh ᶜAbdul-Karîm al-Hamzâwî, Naqîb al-Ashrâf de Damas,

Iinnâ lillâh wa’innâ ilayhi râji’ûn,

C’est avec le plus profond regret et tristesse que j’annonce au monde musulman le décès du descendant de la Noble Maison Prophétique, notre shaykh et le shaykh de nos shuyûkh, l’éminent savant, le ‘allâma, le shaykh ᶜAbdul-Karîm al-Hamzâwî, Naqîb al-Ashrâf de Damas, qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde, et ce, la nuit du samedi 29 Muharram 1441H, soit le 28 septembre 2019.

Né à Damas en 1927 environ, il était le collègue des grandes sommités et éminents savants référents du monde musulman shaykh Wahbah al-Zuhaylî et du shaykh Nûru-d-Dîn al-ᶜItr, il était titulaire d’une licence de la faculté de Fondements de la Religion d’al-Azhar en Égypte et d’un autre diplôme de langue arabe. Il a étudié auprès des savants d’Égypte et de Damas.
Parmi ses shuyukh : son père Muhammad Husayn, Naqîb al-Ashrâf Muhammad Saᶜîd al-Hamzâwî, Mahmûd al-Rankûsî, shaykh Hasan Habannaka, ᶜAbdu-r-Razzâq al-Humsî, Kutfî al-Fayyûmî, ᶜAbdu-l-Halîm Mahmûd, Mahmûd Shaltût …
Puis, il est retourné à Damas pour y enseigner l’éducation islamique dans les écoles, collèges et lycées lorsqu’il a vu l’état des nouvelles générations. Il a pris son enseignement comme un moyen d’appel à l’islam et de réparation de la société. Il était chargé de prononcer les prêches dans la mosquées al-Mawlawiyya, rue al-Nasr à Damas pour des longues années.
Il enseignait également les sciences islamiques dans les instituts islamiques damascènes.

Il était également directeur de l’institut de secours des étudiants des sciences islamiques (معهد إسعاف طلاب العلوم الإسلامية), de l’école Wiqâyat al-abnâ’ (وقاية الأبناء) qui dépendait de la fameuse association al-Gharrâ’.
Allah l’a éprouvé par la perte de ses enfants, il a patienté avec son épouse, la pieuse, la croyante, et ont compté cela auprès Allah. Ainsi, Allah les a honoré et béni par une filiation pieuse et savante. Ses deux enfants shaykh Bassâm et shaykh Muhammad sont devenus des références de notre époque.

Il est devenu Naqîb al-Ashrâf (le bâtonnier de l’Ordre des Ashrâf) après son frère Muhammad Fâ’iz, puis il a confié cette mission à son fils, dr. Bassâm. Les familles des descendants de Ahl al-Bayt venaient chez lui pour certifier leurs arbres généalogique car il était le responsable de la certification de ces arbres et porteur du tampon de l’Ordre.

Il transmettait la science d’après ses ascendants savants et ashrâf et transmettait les ouvrages par des chaînes de transmission musalsala par les savants de Âl al-Bayt.

Il était très sage, avait un long silence, ne parlait que du bien, rappelait par Allah par sa langue et par son état, et une refuge pour les gens qu’il conseille et soutienne malgré son âge avancé et sa faible santé.

Il a invoqué à Allah pour la guidance et la facilité de son fils, notre shaykh Bassâm ᶜAbdul-Karîm al-Hamzâwî qui est devenu un des serviteurs et porteurs de la science de hadîth et un de ses transmetteur et diffuseur dans le monde. Il est l’enseignant du hadith sous le dôme al-Nisr à la Mosquée Omeyyade. Il l’a succédé dans les missions de Naqâbatu al-Ashrâf à Damas. Il a combiné l’honneur de la science et l’honneur de la descendance prophétique. Qu’Allah nous bénéficie par les gens de la maison prophétique amin amin

Qu’Allah honore sa famille par la patience et la satisfaction et qu’Il les rétribue de la meilleure des façons.
Qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde et élève son degré auprès de Lui.
Amin Amin.

Photo du shaykh et à sa droit shaykh Ayman Suwayd qu’Allah le préserve.

Entre Al-Ghazâlî et Stephen Hawking

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Stephen Hawking a réfuté Aristote et les philosophes dans beaucoup de leurs avis relevant de l’origine de l’Univers, comme les Dix Raisons, la théorie de Faydh, et d’autres thèses dans ses deux ouvrages : «The Grand Design» et «A Brief History of Time. From Big Bang to Black Holes». C’est exactement ce que Al-Ghazâlî a fait dans son ouvrage «Tahâfut al-Falâsifa».
Cependant, c’est Al-Ghazâlî seul qui est «une mauvaise personne» et est «la principale cause du déclin de la civilisation arabo-musulmane» !! Quant à Hawking, les modernistes et les athées le louent matin, midi et soir et publient ses livres en millions d’exemplaires, tout en considérant ses avis comme étant le summum de la science moderne.
Quelle schizophrénie !!