Shyakh al-Bûtî et le Saint

Cheikh Said Ramadan al-Boutî a dit :

Dans une des ruelles damascènes, j’ai rencontré un fou de Dieu (majdhûb). Je me suis donc arrêté près de lui et j’ai dit dans mon coeur :
« Oh comme j’aimerais être à sa place et qu’il fut à la mienne ! »
Il se dirigea vers moi et me dit :
« Non ô cheikh. Cela ne peut pas fonctionner. Tu es à ta place et je suis à ma place et chacun de nous connaît ce qu’il doit faire. » ».

Deux sagesses – servant aussi d’adages spirituels chez les savants – découlent directement de cette anecdote :

1)- Devant un savant fais attention à ta langue, et devant un saint fais attention à ton cœur.

2)- Ne demande pas à Dieu qu’Il te sorte d’une situation pour t’employer dans une autre ! S’Il le voulait, Il t’y aurait employé sans te faire quitter la première.

Photo du Khân Asᶜad Pacha à Damas, prise par Dr. Leen Audi.

L’éminence des musulmans n’était pas limitée aux sciences connues mais à instaurer de nouvelles.

Voir par exemple, l’ouvrage suivant : Ghâyat al-samâha fî ᶜilm al-sibâha [La fin de l’éminence dans la science de natation], 15e siècle.

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Ceux qui prennent le calcul pour la visibilité du soleil à Honolulu afin de jeûner en Sibérie, vont-il prier la prière de l’éclipse sachant qu’il n’aura pas lieu en Europe ? C’est bien calculé et connu qu’il soit présent dans tel ou tel endroits 🤣🤣

Les adorations dépendent de la production de l’événement astronomique dans le lieu d’accomplissement de l’adoration et non pas ailleurs. On doit prier le dhor selon l’horaire de notre ville et non pas l’horaire de la ville voisine.

Allah al-mustaᶜan,

par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Ce matin du vendredi 27 Shawwâl 1441 (19 juin 2020), nous avons perdu l’éminent savant, Dr Mahmûd Mîra, à l’âge de 94 ans.

Il était une des références de notre époque en sciences de hadith. Il nous a laissé des travaux de référence dans cette science. Il a vécu avec al-Mustadrak de l’imam al-Hâkim al-Naysâbûrî presque un demi siècle par son étude, faisant son tahqîq et rassemblant les différents manuscrits.

Qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde.

École hanafite et épidémie de peste

Soit une personne touchée par la peste, qui est au courant, et qui contredit les prescriptions de quarantaine et voyage. Si elle contamine une autre personne qui décède, elle est alors considérée comme ayant commis un homicide involontaire (litt. causer le meurtre : qatl bittasabbub). Cette personne l’ensemble de ses proches (ᶜâqila) seront alors obligés de donner la diya (prix de sang) aux héritiers du défunt.