Le juge Hanafite Al-‘Âmirî dans la mosquée des shafiites

Durant l’adhân pour la prière de Maghrib, le juge Hanafite Al-‘Âmirî est passé près de la mosquée de l’imam Al-Qaffâl (un mujtahid de l’école Shafiite).
Il a donc décidé de passer y prier.
Quand ce dernier l’a vu entrer dans la mosquée, il ordonna de dédoubler les formules de la ‘iqama – ce qui est l’avis des hanafite – et demanda au juge al-‘Âmirî de diriger la prière.
Pendant la prière, le juge al-‘Âmirî prononça la basmala à voix élevée – ce qui est l’avis de l’école Shafiite – .
Cette sagesse issue de ces deux grandes sommités attire l’attention sur l’impact léger des divergences dans les cas juridiques détaillés.
Photo : Mausolée du Khawâja Abu Nasr Parsa, la Mosquée Verte de Balkh.
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Lecture de la fatiha pour le défunt

Les divergences juridiques entraînent parfois des dérives quand elles impliquent l’absence de adab al-‘ikhtilâf.
L’histoire suivante en est un exemple.

Un jour, un détracteur de l’avis sur l’arrivée du mérite de la lecture du Coran au défunt se rendit auprès d’un cheikh. Il lui dit : « La lecture du Coran pour les âmes des défunts est une bid’a (innovation). »
Le shaykh préféra ignorer le quêteur et sa question par sagesse. Cependant, un jeune assis à côté du shaykh répondit à cet homme : « Qu’Allah maudisse ton père ! »

L’homme hurla et s’énerva pour cette invocation contre son père. Le jeune lui répondit : « Si le maudissement arrive au défunt, que dire donc de la Fatiha ? »

L’homme partit sans répondre.

Ces deux personnes représentent l’exemple même de personnes ignorantes dépourvues de adab et qui cherchent à débattre de sujets juridiques bien établis.

Une photo de National Geographic et une peinture d’un manuscrit intitulé : ‘Ajâ’ib al-makhlûqât wa-gharâ’ib al-mawjûdât, de Abu Abdallah bin Zakaraiyya al-Qazwînî (605-682).

 

Le texte dans le manuscrit peut être traduit en français comme suit :

[…] Ne dépassant pas la porte de son terrier, et ne s’occupant pas d’autres choses ramenées à lui par Son Pourvoyeur et le Pourvoyeur des créatures autres que lui. Qu’est ce qui est plus étonnant qu’un oiseau qui n’a comme subsistance que le fait de nettoyer entre les dents du crocodile. Cela est donc sa nourriture et un soulagement pour le crocodile.

 

 

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par Dr. Abû Zakariyya al-Hussaynî Posté dans Non classé

Perles de l’imam ash-Shâfi`î

L’Imâm ash-Shâfi`î (qu’Allah lui accorde Sa Miséricorde) a quitté le marché et nous l’avons suivi. Sur notre chemin, nous avons rencontré un homme insultant une personne de connaissance.
L’Imâm ash-Shâfi`î s’est tourné vers nous et a dit:
«Garde tes oreilles contre le fait d’entendre l’obscénité, tout comme tu garde ta langue de ne pas en parler, car l’auditeur est le partenaire de l’orateur».

Coexistance du bien et du mal

Accompagné par un homme, l’imam al-Hasan al-Basrî était à des funérailles où certaines femmes se lamentaient à voix élevée, s’opposant au destin. L’homme voulu y retourner mais l’imam al-Hasan al-Basrî lui dit :
« Si chaque fois que tu vois un mal, tu délaisses un bien à cause de lui, cela risque de toucher ta foi.  »
 
Calligraphie : « Vous n’avez reçu de la science que peu » par notre maître Dr. Ahmad al-Ladunn qu’Allah lui accorde sa miséricorde.